A Abidjan, l’espace Zouglou, l’Internat règne en maître absolu chaque dimanche dans la commune de Yopougon. En dehors du temple d’Aimé Zebié, les soirées dédiées au Zouglou alimentent les nuits abidjanaises dans presque toutes les dix communes du district d’Abidjan. Et ce, 7 jours sur 7.
Magic System, ambassadeurs du Zouglou
A Angré 7ème tranche, le Zouglou du »bluetooth » chaque mardi est une référence. En terme de soirée Zouglou, le night club »le monument » sis à Angré sur le Latrille s’y est mis pour une programmation chaque mercredi. Chaque espace de divertissement y trouve donc son compte, et ce, pour le grand bonheur des amateurs de cette musique devenue l’identité culturelle de la Côte d’Ivoire. Et promue à l’international par des ambassadeurs comme Asalfo, Goudé, Manadja et Tino, les quatre membres du groupe Magic System.
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Manoolele et quatre artistes musiciens Zouglou
Les soirées Zouglou à l’internat et bien d’espaces ont toujours eu de larges échos sur les bords de la Seine. Le Zouglou, identité représentative de la communauté ivoirienne en Europe et plus précisément à Paris s’est donc vue dédier ses soirées. Et ce, depuis bientôt 8 ans. A l’origine, quatre artistes musiciens ( Manoolele, chanteur, Gnizako Valery, batteur, Bedel Major, percussionniste et Franck Saki, pianiste).
Le Zouglou au Ritz avec Henri Jacques
L’aventure commence à l’espace le »Ritz » sous la coupole de Henri Jacques du groupe Surchocs. Ce noyau va s’étoffer plus tard avec l’arrivée de Mike Anti Palu, Paco et Zozo. Ils vont opter pour la dénomination »Zouglou Makers » qui leur sera déconseillée par la suite puisque cette appellation n’était autre que celle de la bande à Bilé Didier. Cet ensemble de départ va se disloquer pour réapparaître plus tard sous le nom »Tchyffyz 225 ». Cet orchestre va donc faire les beaux jours des soirées Zouglou à Paris dans plusieurs endroits.
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Zouglou à l’avenue Roger Semat avec Francesca et Cynthia
Mais le hic, c’est que ces différents endroits qui organisaient ces soirées n’ont pu tenir longtemps. Jusqu’à ce que tout récemment ( en octobre 2017), deux jeunes filles ( Francesca Sery et Cynthia Logbo ) tiennent le pari de l’espace Roger Semat à Saint Denis où voilà bientôt un an, elles drainent du monde chaque dimanche.
Le Before du Zouglou face à l’Internat du Zouglou de Dao l’Argent
L’hégémonie du zouglou du Before se voit bousculer depuis trois semaines par un autre espace du nom de »l’Internat du Zouglou ». Il est situé dans le même pré-carré de l’avenue Roger Semat avec au programme un orchestre Zouglou »les Ridjy’s stars » et le dimanche comme jour de programmation.
Pour Dao l’Argent, l’un des promoteurs de »l’Internat du Zouglou », il ny a qu’une seule explication à un tel fait : »Pour moi, il ya de la place pour tout le monde, d’autant plus que le public du »Before du Zouglou » est jeune et qu’il ny a pas d’artistes prévus pour des prestations. Nous, notre cible, ce sont des personnes un peu plus âgées avec des programmations artistiques, histoire de permettre aux artistes ivoiriens de passage à Paris, de prester dans des salles…Pour nous, il ny a donc pas de guerre encore moins de la concurrence , mais surtout une certaine complémentarité dont le plus grand gagnant est la musique ivoirienne ».
Célébrités du showbiz ivoirien et stars de télé-réalité
Mais là où l’opinion et les observateurs de la nuit à Paris voient une guerre, c’est le fait qu’un autre jour autre que le dimanche aurait pu servir de tremplin à la promotion du Zouglou pour la communauté ivoirienne, qui face à un tel scénario se retrouve dans un imbroglio qui ne dit pas son nom. De leurs côtés, Francesca Sery et Cynthia, sûres d’une clientèle fidèle depuis bientôt un an mènent leur barque sans prestation artistique, mais avec des visites surprises de célébrités du showbiz ivoirien et de stars de télé réalité française. Comme le dit si bien, la boutade, »en Zouglou, ça réusit toujours »…Avec un vainqueur, le showbiz ivoirien à Paris qui fait des émules, avec ses acteurs qui ne cessent de faire parler d’eux.
Asalfo Magic System, Soum Bill, Manadja… où ont-ils passé leurs vacances ?


A l’écouter s’adresser à Molaré, c’est comme le serpent qui se mord la queue. En prenant les réseaux sociaux à témoin pour exercer une forme de pression, Dj Arafat s’est dit que Molaré abdiquerait. Que nenni. Sans coup frémir en cédant à un quelconque chantage, le patron de M Group est allé au bout de son initiative, celle de la réalisation de ce Primud 2018. Et comme toute réaction, voilà ce que DJ Arafat aurait souhaité : »Tu n’as pas cherché à régler le problème avec moi. Tu sais où j’habite, mais tu n’es jamais venu… ». A la lecture de ces mots, Molaré a dû se pincer, se demandant, mais diantre, il m’insulte et il souhaiterait que je vienne faire amende honorable. C’est Beerus Sama tout de même, »le Dieu de la destruction », sic.


Quel commentaire d’ensemble sur cette première édition du Primud ?



5 heures d’horloge pratiquement avec des invités, pour la plupart des acteurs du monde de la nuit. Un partenaire Moët et Chandon ( une marque de champagne). Un détail très important puisque l’entrée était sur carte d’invitation, mais consommation oblige.


En une journée sur Youtube , la chanson de 8 minutes 41 secondes culmine déjà près de 200 000 vues. »Canne à sucre » réconcilie les amateurs de la musique Rumba et répositionne Fally Ipupa avec cette rumba originelle. Si les influences qu’il a essayé d’apporter à cette musique sont à saluer, il faut reconnaître qu’avec ce titre, il revient à ses premières amours. Un titre qui magnifie la femme. Et qui est surtout parti pour traverser le temps. Que dire du clip ? Avec une héroïne des plus sensuelles et naturelles. L’étoffe africaine , le pagne, la nature et des accessoires typiques du continent africain sont mis en avant. Si »Eloko oyo » a été apprécié tout récemment ainsi que bien de tubes de l’artiste auparavant, »Canne à sucre », lui, va s’installer dans le cœur des puristes et des mélomanes adeptes de musiques congolaises. »Canne à sucre », un bel hymne à l’amour dans la pure tradition Rumba.

Les amateurs de musique Rumba n’ont pas voulu se laisser conter l’événement. En robes de soirées, de blancs vêtus, les parisiens ont répondu à l’appel. Une péniche accostée, un orchestre et forcement des musiciens ( ceux de l’orchestre Quartier Latin de Koffi Olomidé étaient présents) pour un bal de rêve, un voyage pour célébrer un artiste qui, la veille a vu des célébrités comme Samuel Eto’o Fils lui souhaiter le « Happy birthday ».



