Voilà un an et demi que deux jeunes dames tiennent l’espace le ””, un endroit exclusivement réservé à la musique à . Le , c’est le cadre où se rend la communauté ivoirienne tous les dimanches. Comment et arrivent-elles à tenir ce pari ? Francesca en parle. Elle fait quelques confidences et évoque des propositions indécentes auxquelles elles font face dans la nuit parisienne. Le tout à suivre dans cette interview accordée à Abidjanpeople.

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On vous a connus avec le groupe Sakiss. Que devient cet ensemble musical

Pour l’instant, j’ai preféré travailler que poursuivre une carrière musicale d’autant plus que je n’arrivais pas à vivre de ma passion.

De la chanson, vous devenez promotrices de spectacles. Comment cela est venu ?

C’est assez fort pour nous surtout que nous ne nous considérons pas comme promotrices de spectacles. Mais c’est un honneur pour nous d’évoluer dans le milieu de la nuit, dans le showbiz. On ne s’y attendait pas du tout. Nous avons essayé et par la grâce de Dieu, ça a marché.

Aujourd’hui à paris dans la communauté ivoirienne, lorsqu’on parle de zouglou, on parle du before. Un an et demi que ce temple existe. Qu’est-ce qui vous a permis de tenir aussi longtemps ?

C’est Dieu qui nous en a donné la force. Il y’a eu beaucoup de sacrifices. Nous avons eu la chance de rencontrer de bonnes personnes. Nous bénéficions des idées de certains devanciers afin de nous améliorer. Leurs conseils nous sont utiles. Et pour finir, nous avons fait abstraction de pas mal de choses tout en fermant les yeux et continuer à investir dans le domaine qui nous passionne.

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Quelles sont les difficultés auxquelles vous avez été confrontées dans le cadre du before ?

Lorsque nous avons commencé à recevoir du monde à nos débuts, nous étions un peu perdues. Il fallait à ce moment là innover, avoir de nouvelles idées afin d’apporter un plus à ces soirées zouglou là que nous venions à peine de démarrer.

Cynthia et Francesca, les responsables du Before, espace dédié au zouglou à Paris

Selon vous, qu’est-ce qui fait que vous drainez toujours autant de monde ?

Selon ce que nous entendons et que nous rapporte notre clientèle, c’est le fait que nous faisons preuve de beaucoup de courage. Voir deux jeunes filles dans la nuit, ce n’est pas évident. Bien plus aussi, le Before, c’est un peu comme une famille. Nous sommes aux petits soins de nos clients. Il y’a de petites faveurs que nous faisons à ceux qui viennent. Nous sommes beaucoup suivis sur snapchat, donc tout cela nous ramène du monde.

Des jeunes filles dans la nuit, vous avez dû faire face à des propositions indécentes, racontez nous un peu

Pas trop. Il y’a une petite anecdote tout de même. Vu que nous faisons le service aussi, un jour, j’ai interpellé un client qui n’avait pas réglé sa facture et qui m’a littéralement dit ceci : ”Ne vous inquiétez pas pour la facture. Je pourrai vous payer bien plus si vous acceptez de passer la soirée avec moi”. Evidemment, j’ai décliné sa proposition. Mais plus, j’ai été tellement choquée que je lui ai demandé de laisser tomber la facture, que cela ne valait plus la peine qu’il paye. Je me suis retournée sans finalement l’encaisser.

Quelles sont les célébrités que vous avez pu faire déplacer au before ?

Nous avons pu faire déplacer des artistes de renoms comme Soum Bill, VDA, Amaral, Magic Diezel…des célébrités comme Asalfo, Serge Beynaud, Angelo Kabila, Molaré… et bien de footballeurs sont passés nous soutenir.

Quelles sont vos stratégies pour continuer à maintenir le cap ?

En plus de l’orchestre zouglou feeling qui maintient l’ambiance, nous essayons de donner un peu de force aux artistes ivoiriens de passage à Paris en les programmant au Before. C’est notre manière à nous de soutenir, promouvoir et donner de la force à la musique ivoirienne. Nous créons de l’attractivité en offrant des présents à nos clients.