: ”Je rêve de grands clubs européens”

A 18 ans, il intègre l’Equipe A des Éléphants de Côte d’Ivoire. Depuis lors, Bayo Vakoun Issouf qui évolue en première division slovaque (au FK DAC ) est régulièrement appelé en équipe nationale. Comment vit-il ce statut de l’un des plus jeunes sélectionnés du onze national ? . Ses ambitions alors qu’il bénéficie d’une année prolifique en club. On en parle à travers cet entretien.

Lorsqu’on a 21 ans et qu’on est régulièrement appelé en équipe nationale, qu’est qui se passe dans la tête ?

Je dirai que je suis satisfait. Les raisons sont toutes simples. Je réalise de belles performances en club qui sont vues et appréciées par le sélectionneur.

Comment vis-tu ce statut de plus jeune parmi des cadres comme Serey Dié, Max Gradel et autres ?

La première fois en 2015 lorsque j’avais 18 ans, j’étais crispé. Mais maintenant, je commence à m’habituer. Une chose qui est à souligner aussi, c’est que les aînés facilitent mon intégration au sein de la sélection nationale.

De la Tunisie, tu te retrouves en , comment les choses se sont-elles passées ? N’y avait-il pas meilleure opportunité ?

ça n’a pas été du tout facile pour moi en Tunisie. J’ai été obligé de rompre mon contrat. Vu que je ne jouais pas, je ne pouvais avoir meilleure opportunité. La Slovaquie a été l’occasion de me relancer et là, par la grâce de Dieu, ça commence à aller.

Tu es dans un championnat où tout se passe à merveille, tu es international, au mercato d’hiver, ya-t-il de réelles chances de te voir découvrir un autre championnat ?

Comme je le disais dans la réponse précédente je suis venu en Slovaquie, histoire de me relancer puisque je ne jouais pratiquement pas en Tunisie, Dieu merci tout se passe comme je le souhaitais. Je reste concentré sur ma saison. En même temps, s’il y a des offres qui se présentent, on verra avec le club, sinon pour le moment je suis vraiment concentré sur ma saison en Slovaquie.

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Lorsqu’on sait que généralement, les Éléphanteaux qui ont évolué en équipe B atteignent rarement l’équipe A, n’avais-tu pas peur de ce syndrome ?

Non, je n’ai pas peur, au contraire. Ecoutez, en football, chacun a sa chance et cette chance c’est à toi même de savoir la saisir. C’est une grâce pour moi d’avoir vite intégré l’équipe nationale à 18 ans. J’attends mon heure pour pouvoir montrer ce, dont je suis capable.

Comment vois-tu ton avenir au sein des Éléphants ?

Le sélectionneur envisage une équipe jeune, c’est une chance pour nous les jeunes surtout moi, de pouvoir être toujours aussi performant en club et avoir une place de titulaire au sein de l’équipe nationale afin de défendre les couleurs du pays.

Tu es encore très jeune. As-tu conscience de talents jeunes, qui, du fait d’avoir vite franchi les paliers se sont-ils brisés ?

Bien-sûr que j’en suis conscient, mais en même temps je dirai qu’aujourd’hui le football est plus misé sur les jeunes. Donc, que pouvons-nous faire ? Quand tu sais d’où tu viens, cela te permet toujours de savoir ce que tu veux réellement devenir même si tu franchis vite les paliers.

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Une vie de footballeur, c’est aussi la traversée du désert, des périodes difficiles. En as-tu vécues ?

Bien sûr, j’en ai connues. C’est au joueur de pouvoir les surmonter ces périodes-là. J’ai vécu d’énormes difficultés surtout en Tunisie. Je suis arrivé avec une blessure. Je devais me faire opérer. Je suis resté six mois sans jouer. Quand je me suis rétabli, de retour sur le terrain, j’ai chuté à nouveau. Et malheur pour moi, le coach n’appréciait pas beaucoup les jeunes. Il m’a amené en réserve et là ça été très pénible même si j’ai terminé meilleur buteur avec les jeunes. Un autre frein, il ya eu un nouvel attaquant. Du coup, je ne jouais pratiquement plus. Heureusement pour moi aujourd’hui, tout va pour le mieux.

Quels sont tes objectifs à l’heure actuelle avec tes bonnes performances en club ?

Mes objectifs actuels c’est, primo, terminer meilleur buteur du championnat slovaque et signer dans un grand club des cinq meilleurs championnats d’Europe.

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Pour terminer, un mot pour ceux qui t’apprécient et ceux qui te découvrent pour la première fois.

Je leur dit merci pour le soutien et pour ceux qui me découvrent maintenant, je dirai “wait and see”. Merci pour cet entretien que vous m’avez accordé et plein succès à abidjanpeople.