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    Ouverture du procès du bombardement de Bouaké en 2004

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    Le procès du bombardement de Bouaké en 2004, à l’origine d’une crise entre la France et la Côte d’Ivoire, s’ouvre ce 29 mars 2021 à Paris.

    Début novembre 2004, le président ivoirien Laurent Gbagbo passe à l’offensive pour tenter de réunifier son pays, coupé en deux depuis deux ans et une tentative de coup d’Etat rebelle. Ses avions pilonnent les positions rebelles vers le Nord, sous l’œil inquiet des forces de paix françaises déployées depuis 2002 entre les deux camps pour éviter une guerre civile.

    Le 6 novembre vers 13H20, deux chasseurs ivoiriens survolent à basse altitude un camp français à Bouaké (Centre). Tout à coup, l’un d’eux plonge et tire des roquettes. Au sol, c’est la panique, puis l’horreur et la sidération: on déplore neuf soldats français et un civil américain tué, ainsi qu’une quarantaine de blessés.

    En représailles, Paris détruit le jour même l’ensemble de l’aviation militaire ivoirienne, ruinant son offensive en cours. Les relations entre Paris et son ancienne colonie, historiquement très proches, s’enflamment.

    Dans les jours qui suivent, de violentes manifestations anti-françaises secouent le sud du pays. Du jour au lendemain, des milliers d’expatriés regagnent la France en catastrophe, encadrée par les troupes tricolores.

    Le 10 novembre, dans la cour des Invalides à Paris, le président Jacques Chirac rend un hommage solennel aux soldats tués à Bouaké. « Nous ne vous oublierons pas », promet-il. Mais quinze ans après, leurs meurtriers courent toujours.

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    – Suspects relâchés –

    Après avoir bombardé le camp français, les deux Sukhoï-25 ivoiriens se posent à l’aéroport proche de Yamoussoukro. Sur le tarmac, leurs équipages – des pilotes mercenaires biélorusses employés par l’armée ivoirienne et leurs copilotes ivoiriens – sont photographiés et filmés par les services de renseignements français.

    Trois hommes sont, sur la foi de nombreux témoignages, accusés par la justice française d’avoir perpétré ou encadré le bombardement: le Biélorusse Yury Sushkin et les Ivoiriens Ange Magloire Gnanduillet Attualy et Patrice Ouei.

    Jugés pour assassinats, ils sont les seuls accusés du procès qui s’ouvre lundi pour trois semaines devant la cour d’assises de Paris, où ils encourent la réclusion à perpétuité. En absence, car ils ont fui et n’ont jamais été arrêtés ou presque…

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    Le 16 novembre 2004, huit Biélorusses venus de Côte d’Ivoire, dont Yury Sushkin, sont arrêtés au Togo, qui les met à disposition des autorités françaises. Mais celles-ci, curieusement, lui répondent de les relâcher.

    Au lendemain de l’attaque déjà, quinze mercenaires russes, biélorusses et ukrainiens avaient été arrêtés par des militaires français à Abidjan. Mais le groupe, où pouvaient figurer des suspects potentiels, avait été libéré quatre jours plus tard.

    Selon l’instruction, ambassades, militaires et agents de renseignement français avaient tous reçu pour consigne de « ne pas se mêler » de cette affaire. Certains ont expliqué que la priorité du moment était de protéger les Français de Côte d’Ivoire.

    – Amertume et soupçons –

    Les enquêteurs ont également examiné le rôle de trois ministres de l’époque, Michèle Alliot-Marie (Défense), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères). Mais la justice a refusé de saisir la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger les ministres. Ils sont néanmoins cités à comparaître au procès, comme témoins.

    L’enquête s’est donc cantonnée aux exécutants présumés, biélorusse et ivoiriens. Sans parvenir à répondre aux questions qui hantent les familles de victimes depuis quinze ans: qui a donné l’ordre de bombarder les Français et pourquoi ?

    Les ministres et l’état-major français ont toujours privilégié l’hypothèse d’une « bavure » ivoirienne organisée par Laurent Gbagbo ou son entourage pour faire oublier leur offensive militaire qui patinait, ou pour rompre définitivement avec la France.

    Côté parties civiles, le sentiment d’un fiasco judiciaire nourrit l’amertume, voire la colère. Et parfois le soupçon, au fil des tergiversations et des déclarations contradictoires des responsables français.

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    Une partie des proches des victimes et le clan Gbagbo soupçonnent une « manipulation française » qui aurait mal tourné, un plan organisé pour déclencher une réaction française et renverser le président ivoirien, jugé pas assez docile, et le remplacer par son rival Alassane Ouattara.

    Ce dernier succédera à M. Gbagbo, chassé du pouvoir en 2011 avec le soutien militaire de Paris après une élection présidentielle contestée.

    Me Jean Balan, avocat de plusieurs familles de victimes, dénonce un agenda caché des anciens ministres français, qui le nient en bloc. « C’est la seule explication logique à leur acharnement à étouffer l’affaire et cacher la vérité », affirme-t-il.

    Effondrement d’un immeuble : 25 morts

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    Au moins 25 morts dans l’effondrement d’un immeuble le 27 mars 2021, à Gesr Suez, un quartier populaire du Caire, en Egypte.

    Les forces de la protection civile ont extrait de nouveaux corps des décombres, selon le quotidien, qui évoque désormais un bilan d’au moins 25 morts et 75 blessés.

    Le précédent, publié samedi soir par le même média, faisait état de 18 morts.

    Quelques heures après les faits, le gouvernorat du Caire avait lui fait état d’un bilan initial de cinq morts et 24 blessés.

    Un responsable sécuritaire, s’exprimant sous couvert de l’anonymat, a par ailleurs précisé que les secours poursuivaient leurs recherches sur ce site du quartier de Gesr Suez, à l’est du Caire, où s’est effondré samedi matin un immeuble résidentiel de 10 étages.

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    Khaled Abdel Aal, le gouverneur, a ordonné « la formation d’un comité d’ingénierie » chargé d’inspecter les immeubles alentours et d’évaluer l’impact de l’incident.

    Plusieurs bâtiments se sont effondrés ces dernières années en Egypte, faisant de nombreuses victimes, en raison de leur vétusté et du non-respect de la législation en terme d’urbanisme.

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    Samedi, un incendie a notamment ravagé des boutiques délabrées près de la gare de Zagazig, selon le gouvernorat de Charkiya (nord-est), sans faire de victime.

    Titrologie 29 mars 2021 : revue de la presse ivoirienne, « Le PDCI va faire son entrée dans le nouveau gouvernement ? »

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    Titrologie 29 mars 2021 : revue de la presse ivoirienne et des informations à la Une des journaux et médias en Côte d’Ivoire.

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    15. La Voie Originale du lundi 29 mars 2021

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    Côte d’Ivoire : un gendarme « voleur » de portables en prison

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    Le Tribunal Militaire a condamné le 26 mars 2021, ZBF, le gendarme « voleur » de portables, à 12 mois de prison ferme.

    Après plusieurs reports, ce gendarme qui ne fait pas du tout honneur à la corporation a été jugé. Outre le vol, il était également poursuivi pour deux autres chefs d’accusation : abandon de poste et violation de consignes. Alors qu’il était de service, ZBF n’hésitait pas à quitter son poste pour s’adonner à d’autres préoccupations.

    Vêtu de son treillis et solitaire, il se pavanait dans les rues des communes d’Abidjan à la recherche <<d’oiseaux à plumer>> sous le fallacieux prétexte de procéder à des contrôles, il dépouille ses victimes de leurs téléphones portables ou de tous documents en leurs possessions. En utilisant ce même mode opératoire, il a pu s’approprier les téléphones d’honnêtes citoyens qui croyaient avoir affaire à un gendarme digne du nom.

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    Avec sa dernière victime, la malchance s’est invitée dans la rencontre. C’est ainsi que ce lundi 19 novembre 2020 au petit matin dans la commune d’Adjamé, il interpelle Seydou N. et lui intime l’ordre de lui remettre son téléphone portable de type Android. Ce dernier s’exécute. Il lui demande-lui ensuite de le suivre. Chemin faisant, il hèle un taxi dans lequel il prend place et demande au chauffeur de quitter les lieux.

    Seydou N., désemparé crie au voleur. Un policier municipal, pas loin de là vient à sa rescousse. Il lui explique les faits. Le policier municipal fait arrêter le taxi, fouille le gendarme et récupère le téléphone dans sa veste treillis.

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    Reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés, le Mdl ZBF a été condamné par le Tribunal Militaire à 12 mois de prison ferme et 50,000 CFA d’amende.

    Nouveau gouvernement ivoirien: Touré Alpha tacle l’opposition

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    Touré Alpha Yaya, le député du RHDP, a envoyé ce 28 mars 2021, une pique à l’opposition dans la formation du nouveau gouvernement ivoirien.

    « Tu ne veux pas du 3 ieme mandat ,Tu appelles à la désobéissance civile mais tu veux être Ministre pendant le 3 ieme mandat. Jeune que la terre te soit légère ..Réveillons nous chers jeunes et luttons pour l’intérêt général » a lancé Touré Alpha Yaya à l’opposition ivoirienne.

    Le nouveau Premier ministre de Côte d’Ivoire Patrick Achi, homme d’expérience de 65 ans nommé vendredi, aura la difficile mission de poursuivre la politique de réconciliation nationale dans un pays à l’histoire récente marquée par les violences politiques.

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    Ce gouvernement devrait théoriquement être formé avant mercredi, jour habituel de la réunion du Conseil des ministres, à la veille de la rentrée solennelle de l’Assemblée nationale et de ses nouveaux députés, 137 du parti au pouvoir et 91 de l’opposition

    Amira Lobognon : son fort message à Patrick Achi, « ce pays a besoin de tous ses fils et ses filles »

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    Lettre ouverte de Amira, la femme de Alain Lobognon à Patrick Achi, Premier ministre ivoirien sur la détention des prisons politiques.

    Monsieur le Premier Ministre ACHI Patrick,
    Permettez-moi, tout d’abord, de vous féliciter pour votre nomination.
    Monsieur le Premier Ministre,
    des ivoiriens croupissent en prison simplement parce qu’ils ont usés des droits que leur confère notre constitution qui sont entre autres, le droit de militer dans le parti de leur choix et la liberté d’expression.
    N’est-ce pas ces mêmes droits qui vous permettent aujourd’hui d’être nommé Premier Ministre de la République de Côte d’Ivoire?

    Monsieur le 1er Ministre,
    j’imagine la tâche lourde qui est la vôtre de conduire le « bateau » ivoire en tant que Chef du Gouvernement.

    Mais vous savez également que ce pays a besoin de TOUS ses fils et ses filles pour la construction de cette nation chère tant rêvée par les fondateurs de la République.
    Aussi, je me permets de vous rappeler le 5ème pilier du programme du Président Alassane OUATTARA qui est : « l’homme au cœur de la Côte d’Ivoire solidaire » ainsi que sa conclusion et je cite : « Je suis Alassane Ouattara, je suis candidat parce que je veux le meilleur pour notre pays. Je suis candidat parce que je veux le meilleur pour chaque Ivoirien et chaque Ivoirienne. Et je crois encore plus qu’ensemble, nous y arriverons ».

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    Je pense qu’en acceptant ce poste de Chef du gouvernement de notre pays, sous le regard du Président OUATTARA, vous avez également choisi de suivre son programme de campagne, sa vision pour une Côte d’Ivoire unie et solidaire.

    Voilà pourquoi, Monsieur le Premier Ministre, je présage que l’une de vos priorités sera d’œuvrer pour le dialogue politique et la réconciliation dans notre cher pays, en permettant la libération de vos frères et sœurs ivoiriens emprisonnés au nom de la démocratie et de la liberté d’expression, mais aussi permettre le retour de ceux qui sont en exil.

    La Côte d’Ivoire a plus que jamais besoin de renouer avec le « VIVRE ENSEMBLE » thème cher au Président OUATTARA. C’est ensemble, que nous bâtirons cette nation chère au Président Félix Houphouet Boigny dont le nom est le fondement de votre parti politique le RHDP, Rassemblement des Houphouetistes pour la Démocratie et la Paix.

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    Oui moi, Amira Lobognon, Citoyenne ivoirienne, et épouse d’un détenu politique qui comme vous est père de famille, je vous le demande au nom de la Démocratie et la Paix, mais aussi et surtout au nom de l’humanisme, car si la politique réussit à diviser les hommes, l’humanité est ce qui nous reste.
    Respectueusement.

    Suspect 95 « tue » le palais de la culture : revivez son concert, vidéo

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    Le rappeur ivoirien Suspect 95 a offert un magnifique spectacle à son public le 27 mars 2021 lors de son concert au palais de la culture.

    Le fils Frank, successeur de son père Paul Biya ?

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    Frank Emmanuel, le fils sera-t-il le successeur de son père Paul Biya pour à la présidentielle camerounaise de 2025 ?

    Âgé de 49 ans, Franck Biya veille néanmoins à ne rien trahir de ses intentions. Très discret, il fuit les médias et n’a jamais accordé d’interview. Son entourage s’applique également à démentir toute ambition politique.

    Il n’a jamais brigué de mandat politique et ne figure dans aucun organigramme officiel. Il se retrouve pourtant régulièrement à la une des journaux camerounais, qui tendent à voir en lui un potentiel dauphin de son père, Paul Biya, 88 ans, président du Cameroun.

    Un mouvement des « Amis de Franck Biya » est néanmoins en cours de structuration au Cameroun et au sein de la diaspora. Son objectif ? Porter la candidature à la présidentielle de 2025 du fils aîné de Paul et Jeanne Irène Biya (décédée en juillet 1992). Certains pensent à un ballon d’essai destiné à tester l’idée du projet dans l’opinion. D’autres y voient une pression exercée par une partie du système sur cet homme d’affaires jusqu’ici peu intéressé par la conduite des affaires publiques.

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    Selon le chargé de la communication du mouvement, Nathan Abomo, « Franck Biya apparaît comme le jeune qui réunit toutes les compétences nécessaires. Pour avoir occupé le poste de conseiller spécial du président Paul Biya pendant près de 25 ans, il est clair qu’il maîtrise les dossiers sensibles du Cameroun, il maîtrise la politique interne et externe du pays » a déclaré Abomo estimant que le silence de l’homme « pourrait être stratégique ».

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    Dans le même temps, d’autres regroupements politiques sont farouchement opposés à cette succession dynastique qui se profile à l’horizon. Comme le souligne le président de l’Union pour la fraternité et la prospérité (UFP), Olivier Bile, « Le Cameroun ne sera jamais le Gabon, ni la RDC, ni le Togo. Le Cameroun est un pays qui a pour vocation à se libérer le plus rapidement possible des chaînes du système néocolonial qui lui ont fait tant de mal. Et cette libération ne saurait en aucune manière être accomplie par un acteur de la reproduction du système. Quel que soit son bord politique ou sa famille. Le Cameroun après Biya sera un Cameroun libéré de toute pression néocolonialiste,» a-t-il déclaré.

    Bombardement de Bouaké : une grosse affaire d’Etat, vidéo

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    Bombardement de Bouaké Vidéo: lors d’une offensive contre les rebelles, une base militaire française est bombardée par des avions de chasse.

    Le 6 novembre 2004, lors d’une offensive contre des rebelles ivoiriens, une base militaire française est bombardée par des avions de chasse ivoiriens à Bouaké, dans le nord du pays. Le bilan est de 10 morts et 39 blessés. Jacques Chirac accuse son homologue ivoirien Laurent Gbagbo d’avoir commandité cette attaque. Le président français ordonne la destruction de toute la flotte ivoirienne. La riposte tricolore est perçue comme un acte de guerre.

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    L’armée tricolore commence alors à évacuer les expatriés de France menacés. Onze ans plus tard, la lumière n’a toujours pas été faite sur les circonstances exactes de ce bombardement. Les journalistes enquêtent auprès des familles des victimes et des militaires.

    Décès du Malien Babani Sissoko, l’homme qui aurait escroqué près de 165 milliards CFA à une banque arabe

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    Décès de Babani Fountanké Sissoko: le Malien qui aurait escroqué près de 165 milliards CFA à une banque arabe est mort ce 28 mars 2021. 

    Un jour d’août 1995, Babani Fountanké Sissoko entre dans le siège de la Banque islamique de Dubaï et demande un prêt destiné à l’achat d’une voiture. Le directeur de la banque accepte. Sissoko l’invite à dîner chez lui. Et c’est le début de l’un des cas d’abus de confiance les plus étonnants de tous les temps, selon Brigitte Scheffer, grand reporter de la BBC, auteure d’une enquête consacrée à l’homme d’affaires malien.

    Au cours du dîner, Sissoko confie au banquier Mohammed Ayoub qu’il a des pouvoirs magiques lui permettant de faire passer n’importe quelle somme d’argent du simple au double. Le banquier revient le voir avec un montant que le mystérieux homme d’affaires venu d’un lointain village du Mali fait simplement doubler, à son grand étonnement.

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    Entre 1995 et 1998, Ayoub a effectué 183 transferts dans les comptes bancaires que détient Sissoko dans plusieurs pays, selon la journaliste de BBC World, qui a enquêté sur ce fait divers d’un genre particulier.

    Du côté de la Banque islamique de Dubaï, ses collaborateurs constatent qu’Ayoub, floué, devenait de plus en plus nerveux. Sissoko avait cessé de répondre à ses appels au téléphone. Finalement, le banquier confie à un collègue combien il avait remis à Sissoko, lui tendant le montant écrit sur un bout de papier, par honte de le dire de sa bouche : 890 millions de dirhams, l’équivalent de 242 millions de dollars.

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    Rentré au Mali après une longue pérégrination, Sissoko se fait élire député pendant 12 ans, entre 2002 et 2014, ce qui le mettait à l’abri d’éventuelles poursuites judiciaires. Depuis quatre ans, il n’est plus député. Mais le Mali n’a pas signé de traité d’extradition avec un autre pays. Il n’est pas donc pas inquiété.

    Yssouf Diabaté, nouveau député de Gagnoa crache ses vérités aux cadres du RHDP, PDCI et FPI

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    Yssouf Diabaté, député de Gagnoa, a invité les hommes politiques ivoiriens à poser des actes de développement pour les populations.

    « Il n’y a pas de secret en politique, il faut être auprès des populations », a affirmé, lors d’une conférence de presse tenue samedi 27 mars 2021 à son cabinet, l’élu de la circonscription de Gagnoa-commune. Il a déploré que certains hommes politiques soient éloignés des populations et ne se présentent à elles qu’au moment des votes, en prétextant avoir été mis en mission par leurs présidents de partis ou grands leaders.

    Selon lui, les populations attendent beaucoup des hommes politiques qui demeurent au quotidien avec elles dans leurs localités et non parce que ces derniers répètent sans cesse qu’ils sont les envoyés de leurs dirigeants. « Bannissons de notre langage, le président Gbagbo a dit, le président Ouattara dit, ou le président Bédié a dit. Il faut dire ce que tu as fait et ce que tu vas faire pour ta localité », a martelé Yssouf Diabaté.

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    Faisant le bilan de la campagne électorale, il s’est félicité qu’en trois ans, les hommes et les femmes de la commune de Gagnoa lui ont donné le mandat de maire et celui de député. A tous, il a rappelé que durant la campagne, il a demandé aux parents de ne pas regarder son ethnie, son parti politique, ni sa religion, mais le travail qui est fait au quotidien et sa capacité ou non à continuer d’en faire.

    LIRE AUSSI : Vitale sans pitié pour à Barthélemy Inabo : “pour faire du coupé-décalé, on n’a pas besoin de faire du gospel”

    Les résultats des législatives 2021 ont donné la liste Yssouf Diabaté candidat du Rassemeblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) vainqueur devant deux indépendants, la liste PDCI et EDS.

    N’zecresessou : Pose de la 1ère pierre de l’église évangélique

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    Alain Gué a procédé le 27 mars 2021 à N’zecresessou à Bocanda, à la pose de la première pierre de l’église évangélique « BERAKA ».

    D’une capacité de 250 places, l’église sera bâtie sur un site d’environ un hectare et va faciliter le rassemblement de cette communauté chrétienne, a relevé M. Gué qui a dit sa joie de voir se réaliser, dans sa circonscription administrative, cet édifice religieux.

    Il a souligné l’importance du rôle des confessions religieuses, notamment de la communauté chrétienne évangélique, dans l’instauration de la paix et du vivre ensemble dans le pays.

    Le sous-préfet Gué a attesté que l’église évangélique a toujours contribué à l’éducation morale et religieuse des populations, saluant l’attitude de respect qui a toujours prévalu au sein du mouvement évangélique face aux autorités. Il s’est réjoui de l’intérêt qu’accorde cette église à la vie du pays, avec notamment leur engagement dans le social.

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    “Beaucoup de croyants ne voient pas l’utilité de l’Église. Ils s’interrogent sur la nécessité de s’investir dans la vie de l’église”, a souligné l’adjoint au maire Pierre Tano, exhortant les fidèles à s’approprier et à s’engager concrètement dans le projet de construction de la maison de Dieu, signe du dynamisme de leur congrégation dans le département.

    Des prières, chants de louange, méditation de la Bible, prédication et “partage de la Cène” en mémoire du dernier repas de Jésus ont mis fin à cette manifestation.

    Affaire Barthélemy Inabo : Vetcho Lolas réagit, « Vitale chante pas ho, elle chante, elle mousse »

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    Dans une publication sur sa page Facebook, l’artiste du Coupé-décalé, Vetcho Lolas a apporté son soutien à Vitale face à Barthélemy Inabo.

    « Moi je sais que Abidjan ici, tu vas chanter comme Beyoncé, personne n’écoutera. Mais quand tu es bête bête, sauvage, tu n’as aucun message, ta chanson, ni début, ni fin, c’est ça ivoirien adore. Quand tu mens sur les réseaux sociaux, ivoirien t’aime; quand tu es faux pasteur, ivoirien même sait mais il ignore le côté-là et te donne de la visibilité. Tu es rebelle, tu as tué, volé, violé, brigandé maison des gens, bloqué les biens des autres, procureur sait bien même, mais il fait comme s’il ne sait rien », a dénoncé Vetcho Lolas.

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    Avant de conclure : « Alors, Vitale chante pas ho, elle chante, elle mousse. Il n’y a pas un artiste qui chante mieux que moi en Côte d’Ivoire, mais je mousse pas [ ne pas être en vogue, ndlr]. Le vieux Barthélemy, laisse affaire de chanter là. “gnonmi avec lait“ a fait 8 millions de vues ».

    Patrick Achi déjà face aux revendications nouvelles des fonctionnaires

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    Lettre ouverte de Théodore Gnagna Zadi à Patrick Achi relative aux revendications nouvelles des fonctionnaires et agents de l’État.

    Bonne arrivée Monsieur le Premier ministre, Patrick Achi. Le président de la République, vient de vous confirmer au poste de Premier ministre de la Côte d’Ivoire. Je voudrais vous adresser mes sincères félicitations et vous exprimer tous mes vœux de succès dans votre nouvelle mission à la tête du gouvernement ivoirien.

    Les défis qui vous attendent sont nombreux et je suis convaincu que vous en êtes conscient, car vous êtes ministre depuis les années 2000. Vous connaissez donc les préoccupations majeures des Ivoiriens et en particulier celles des travailleurs. Je me permets tout de même de vous rappeler quelques unes des revendications nouvelles des fonctionnaires et agents de l’Etat.

    Monsieur le Premier ministre, les fonctionnaires, c’est-à-dire ceux qui font fonctionner l’Etat, vos agents attendent que vous marquez votre passage à la tête du gouvernement ivoirien par des actes forts qui améliorent leurs conditions de vie et de travail. Pour cela, ils souhaitent que vous puissiez leur octroyer un 13e mois de salaire au mois de décembre pour leur permettre de faire face avec dignité aux charges incompressibles engendrées par ce mois. Ils demandent également la revalorisation de l’indice référentiel de base bloqué à 233.45 Fcfa depuis 1960, la revalorisation du taux d’annuité liquidable des pensions de retraite de 1.75 à 2, la revalorisation de l’indemnité contributive au logement et son attribution à tous les fonctionnaires.

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    Monsieur le Premier ministre, en 2019 et 2020 plus de 40.000 fonctionnaires ont vu leurs salaires suspendus ou ponctionnés de façon disproportionné, leurs comptes d’épargne bloqués, ces camarades ont subi de lourds préjudices, pour fait de grève et ils en portent encore les stigmates. La correction de ces préjudices par le reversement des ponctions et des salaires bloqués serait de votre part un acte humanitaire salutaire et d’apaisement du milieu syndical.

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    Monsieur le Premier ministre nous souhaitons également que vous puissiez réactiver le plus rapidement possible le Comité de dialogue social de la Primature, un outil important de régulation sociale. Nous sommes ouverts au dialogue avec vous et les ministres que vous choisirez dans les prochains jours.

    Simone Gbagbo sans détour : « je suis mariée à Gagnoa »

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    Simone Gbagbo, deuxième Vice-présidente du FPI, a reçu le 27 mars 2021, les cadres et chefs traditionnels de la région du Gôh (Gagnoa).

    Cette délégation comprenait le ministre Vincent Pierre Lokrou, des chefs de villages des départements de Gagnoa et Oumé. Les chefs traditionnels et les cadres de Gagnoa disent être venus remercier Simone Gbagbo qui s’est déplacée pour aller les soutenir au plus fort de la crise politique due à la désobéissance civile. C’était le 13 août dernier.

    Prenant la parole, le président du comité d’organisation, Alain Gouri a rendu hommage au couple Laurent et Simone Gbagbo, «maman Simone GBAGBO, votre passage à Gagnoa, vous femme, en ces moments terribles où beaucoup d’hommes cherchaient plutôt à se cacher, a été hautement apprécié par nos parents, que dis-je, par vos parents. Depuis, toutes ces têtes couronnées ne cessent de nous interpeler pour exiger à venir vous témoigner de vives voix leur admiration» a-t-il déclaré.

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    A son tour à la deuxième Vice-présidente du FPI a remercié les cadres de Gagnoa pour leur visite «merci aux cadres de Gagnoa qui ont accepté de venir. Il se passait dans la Côte d’Ivoire et particulièrement à Gagnoa des choses difficiles à accepter. Et quand ça se passe comme ça, il est important qu’on se lève pour aller saluer sur place au lieu d’envoyer une délégation pour aller saluer comme ça. J’ai fait mon devoir. C’est mon devoir de citoyenne et je suis mariée à Gagnoa. Donc j’ai accepté de faire mon devoir. La plupart de ceux qui ont été frappés avait pratiquement le même âge que mes enfants. Donc ce sont mes enfants aussi. Donc c’était normal. Et je n’attendais pas qu’une délégation vienne en retour pour me remercier ».

    Bombardement de Bouaké : le procès s’ouvre ce 28 mars à Paris, 2 officiers ivoiriens à la barre

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    Le procès du bombardement de Bouaké en 2004 en Côte d’Ivoire s’ouvre ce lundi 29 mars 2021, à Paris en France.

    Neuf soldats français tués, un ancien mercenaire biélorusse et deux officiers ivoiriens jugés par défaut et beaucoup de zones d’ombre: le procès du bombardement de Bouaké en 2004, à l’origine d’une crise inédite entre la France et la Côte d’Ivoire, s’ouvre lundi à Paris.

    Début novembre 2004, le président ivoirien Laurent Gbagbo passe à l’offensive pour tenter de réunifier son pays, coupé en deux depuis deux ans et une tentative de coup d’Etat rebelle. Ses avions pilonnent les positions rebelles vers le Nord, sous l’œil inquiet des forces de paix françaises déployées depuis 2002 entre les deux camps pour éviter une guerre civile.

    Le 6 novembre vers 13H20, deux chasseurs ivoiriens survolent à basse altitude un camp français à Bouaké (Centre). Tout à coup, l’un d’eux plonge et tire des roquettes. Au sol, c’est la panique, puis l’horreur et la sidération: on déplore neuf soldats français et un civil américain tué, ainsi qu’une quarantaine de blessés.

    En représailles, Paris détruit le jour même l’ensemble de l’aviation militaire ivoirienne, ruinant son offensive en cours. Les relations entre Paris et son ancienne colonie, historiquement très proches, s’enflamment.

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    Dans les jours qui suivent, de violentes manifestations anti-françaises secouent le sud du pays. Du jour au lendemain, des milliers d’expatriés regagnent la France en catastrophe, encadrée par les troupes tricolores.

    Le 10 novembre, dans la cour des Invalides à Paris, le président Jacques Chirac rend un hommage solennel aux soldats tués à Bouaké. « Nous ne vous oublierons pas », promet-il. Mais quinze ans après, leurs meurtriers courent toujours.

    – Suspects relâchés –

    Après avoir bombardé le camp français, les deux Sukhoï-25 ivoiriens se posent à l’aéroport proche de Yamoussoukro. Sur le tarmac, leurs équipages – des pilotes mercenaires biélorusses employés par l’armée ivoirienne et leurs copilotes ivoiriens – sont photographiés et filmés par les services de renseignements français.

    Trois hommes sont, sur la foi de nombreux témoignages, accusés par la justice française d’avoir perpétré ou encadré le bombardement: le Biélorusse Yury Sushkin et les Ivoiriens Ange Magloire Gnanduillet Attualy et Patrice Ouei.

    Jugés pour assassinats, ils sont les seuls accusés du procès qui s’ouvre lundi pour trois semaines devant la cour d’assises de Paris, où ils encourent la réclusion à perpétuité. En absence, car ils ont fui et n’ont jamais été arrêtés ou presque…

    Le 16 novembre 2004, huit Biélorusses venus de Côte d’Ivoire, dont Yury Sushkin, sont arrêtés au Togo, qui les met à disposition des autorités françaises. Mais celles-ci, curieusement, lui répondent de les relâcher.

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    Au lendemain de l’attaque déjà, quinze mercenaires russes, biélorusses et ukrainiens avaient été arrêtés par des militaires français à Abidjan. Mais le groupe, où pouvaient figurer des suspects potentiels, avait été libéré quatre jours plus tard.

    Selon l’instruction, ambassades, militaires et agents de renseignement français avaient tous reçu pour consigne de « ne pas se mêler » de cette affaire. Certains ont expliqué que la priorité du moment était de protéger les Français de Côte d’Ivoire.

    – Amertume et soupçons –

    Les enquêteurs ont également examiné le rôle de trois ministres de l’époque, Michèle Alliot-Marie (Défense), Dominique de Villepin (Intérieur) et Michel Barnier (Affaires étrangères). Mais la justice a refusé de saisir la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à juger les ministres. Ils sont néanmoins cités à comparaître au procès, comme témoins.

    L’enquête s’est donc cantonnée aux exécutants présumés, biélorusse et ivoiriens. Sans parvenir à répondre aux questions qui hantent les familles de victimes depuis quinze ans: qui a donné l’ordre de bombarder les Français et pourquoi ?

    Les ministres et l’état-major français ont toujours privilégié l’hypothèse d’une « bavure » ivoirienne organisée par Laurent Gbagbo ou son entourage pour faire oublier leur offensive militaire qui patinait, ou pour rompre définitivement avec la France.

    Côté parties civiles, le sentiment d’un fiasco judiciaire nourrit l’amertume, voire la colère. Et parfois le soupçon, au fil des tergiversations et des déclarations contradictoires des responsables français.

    Une partie des proches des victimes et le clan Gbagbo soupçonnent une « manipulation française » qui aurait mal tourné, un plan organisé pour déclencher une réaction française et renverser le président ivoirien, jugé pas assez docile, et le remplacer par son rival Alassane Ouattara.

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    Ce dernier succédera à M. Gbagbo, chassé du pouvoir en 2011 avec le soutien militaire de Paris après une élection présidentielle contestée.

    Me Jean Balan, avocat de plusieurs familles de victimes, dénonce un agenda caché des anciens ministres français, qui le nient en bloc. « C’est la seule explication logique à leur acharnement à étouffer l’affaire et cacher la vérité », affirme-t-il.