La directrice de Bouldegun Côte d’Ivoire, Kiya Dongossi se veut rassurante quant à la 5ème édition du Festival international jeunesse et arts de rue d’Abidjan ( Festijar) qui se tiendra du 5 au 7 avril 2019 à Blokhauss-Cocody. Elle donne plus de précisions sur l’événement. A ce propos, elle a une offre pour les danseurs acrobates de .

Que réservez-vous au public pour la 5ème édition du Festijar ?

Il faut d’abord souligner que c’était le festival international pour rêves d’enfants. Nous avons changé de dénomination afin de toucher le grand public. Les adolescents se plaignaient en disant que c’était un festival pour enfants. Il s’agissait pour nous d’élargir le concept à toutes les classes d’âges c’est-à-dire de 03 ans à 21 ans. Depuis deux ans, on a changé le nom en Festijar (Ndlr : Festival international jeunesse et arts de rue d’Abidjan). C’est un festival qui est dédié à la jeunesse. Du coup, tout ce qui est enfant devient familial. Les spectacles seront dédiés aux jeunes et aux enfants. Le festival est dévolu au public à partir de 3 ans. Il s’agit pour nous d’organiser un festival pour toutes les classes d’âge. J’ai déjà participé à des festivals internationaux en France. C’était époustouflant, j’ai vu des enfants de 6 mois très enthousiasmés par les scènes.

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Pourquoi avez-vous délocalisé le festival à Blokhauss ?

Les éditions précédentes se déroulaient au jardin du Golf hôtel de Cocody. Cela nous réussissait mais cette année, nous avons délocalisé pour être dans le peuple et faire profiter tout le monde. C’est pourquoi, nous avons reçu l’accord de la chefferie de Blokhauss et de sa jeunesse. Nous avons décidé de tenir la 5ème édition dans ce village qui est une référence. Le festival se tiendra sur la rue principale du village. Il y aura des spectacles tous les après-midis et les soirs. Il y aura des ateliers de formation.

Pensez-vous que Blokhauss a des espaces adéquats pour contenir le public ?

Blokhauss a déjà abrité plusieurs festivités qui ont réussi. Ce n’est pas nous qui allons échouer. Nous sommes dans un village au cœur de la capitale. Le village a ses règles et sa sécurité. Il y a une véritable organisation à Blokhauss. La chefferie a commencé à mobiliser la jeunesse. Il n’y a pas de soucis.

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Verra-t-on des innovations ?

Notre objectif, c’est d’apporter quelque chose à la jeunesse à travers les ateliers de formation. Il y aura des professionnels venant de l’Europe. Les ateliers porteront sur l’art clownesque. A l’issue de la formation, les jeunes pourront monnayer leurs talents. Les ateliers auront lieu du 30 au 31 mars. Lors du festival, il y aura des spectacles de contes et bien de surprises les soirs.

”Ce ne sont pas des clowns”

Quelles sont les conditions pour y participer ?

D’abord, il faut dire que le festival est gratuit. Tout le monde peut venir à ce festival. Tout y est. Nous avons le soutien du ministère de la Culture et de la francophonie, du maire de Cocody et d’autres partenaires.

Pouvez-vous rassurer que les arts de la rue ont pigeon sur rue en Côte d’Ivoire ?

Bien sûr. Il y a des personnes qui ont un niveau moyen et qui viennent festoyer avec nous en s’intéressant à ce métier. Si nous voulons faire un recensement des amateurs de clowns, nous pouvons franchir la barre de 2000 personnes. Hélas, ce sont des animateurs déguisés. Ce ne sont pas des clowns. Il faut donc songer à leur formation. Les acquis de la formation leur permettront d’être indépendants. On peut être animateur et montrer son talent de clown. Il faut des techniques pour haranguer une foule.

Avez-vous un appel particulier à lancer à l’un des fils de Blokhauss, Arafat Dj ?

Arafat est né artiste. C’est un chanteur que j’aime beaucoup. Il a l’esprit de créativité. Arafat Dj fait un bon boulot au plan artistique. Si je le rencontre, je lui dirai d’ajouter une corde à son arc. C’est-à-dire d’apprendre l’art clownesque. C’est pareil pour ses danseurs qui font des acrobaties. Ils pourraient accroître leurs talents en ajoutant un peu d’humour. Aussi pourront-ils booster leur chorégraphie. Notre objectif est de permettre aux jeunes d’apprendre un métier. Nous allons les intéresser à ce métier. S’ils arrivent à jongler, ils pourront s’en sortir avec de bons cachets.

Des représentants des pays étrangers participeront-ils à cette édition ?

La France et l’Espagne sont invitées. Beaucoup d’occidentaux veulent venir à Blokhauss. La chefferie et la jeunesse s’attèlent à réussir cette édition. Nous avons besoin d’aide pour tenir notre pari, nous apporterons notre savoir-faire au jeune public invité à venir voir les spectacles et participer aux ateliers de formation qui seront organisés par l’Association jeunesse et art des rues d’Abidjan. Nous demandons aux autorités de nous soutenir. Beaucoup d’artistes internationaux veulent venir jouer en Côte d’Ivoire.

Interview réalisée par Aimé Dinguy’s