Tôt ce matin, la Toile ivoirienne s’est vu inonder par un extrait de 19 secondes du nouveau single de l’artiste zouglou, Amaral d’Afrik. Très vite, le titre ”Ils ont menti” a fait le tour des réseaux sociaux. Peu de temps après, sur quelques forums, on apprend que l’artiste est menacé. Son manager ”Commissaire Bouba” que nous avons eu au téléphone confirme l’information. Nous décidons d’échanger avec l’artiste zouglou Amaral d’Afrik lui même. Il ne s’agit pas d’un buzz, d’un coup de bluff, le zouglouman est bel et bien victime de représailles : ”Je suis vraiment menacé…J’ai saisi le préfet de la ville d’Abidjan, il m’a rassuré, mais je me tiens en lieu sûr pour ne pas m’exposer”.

Lire aussi : Zouglou-Quand Amaral dresse le bilan du pouvoir en place : ”Ils ont menti”

Amaral d’Afrik : ”Je suis vraiment menacé…”

Les chansons engagées, les artistes zouglou en ont l’habitude. Pour autant, la République ivoirienne ne s’est pas écroulée. Amaral d’Afrik dans un premier coup d’essai a titillé le pouvoir en place. Bien accueilli par le public, le message est plutôt bien passé, d’autant plus qu’il n’y a pas eu de cas majeur de au delà d’une interpellation comme nous l’a révélé l’artiste lors de l’échange que nous avons eu avec lui ce dimanche 13 janvier sous le coup de 21heures GMT : ”Pour mon premier single, j’ai juste été interpellé par une patrouille de la CRS. Un des éléments a eu à me molester sans plus. Avec l’intervention ce jour-là des personnes qui ont assisté à la scène et d’un grand frère gendarme, il n’y a pas eu plus d’effet que ça”.

Amaral : ”J’ai vraiment eu peur après ce coup de file”

Après s’être fendu d’une publication sur sa page facebook suite à son manager, dénonçant les menaces dont il fait l’objet, nous avons eu Amaral d’Afrik au téléphone. A la question de savoir s’il ne s’agit pas que de simples intimidations sans suite, l’artiste zouglou sûr de son fait a lâché ceci : ”Au départ, j’ai reçu quelques appels et messages anonymes de personnes agitées avec des paroles menaçantes. Mais ce qui m’a fait faire la publication sur Facebook, c’est lorsqu’un monsieur assez posé en toute lucidité m’a appelé en me disant ceci :

”Petit, nous t’apprécions bien, mais cette fois-ci, tu es allé trop loin. Ce que je te conseille, c’est de quitter ta maison, sinon l’on risque d’avoir ta peau”. Là, j’ai vraiment pris peur et j’ai appelé le préfet d’Abidjan qui est mon vieux père, une autorité qui m’estime bien. Lorsque je l’ai informé, il m’a conseillé de quitter mon domicile, de me mettre en lieu sûr, le temps qu’il prenne des dispositions sécuritaires pour moi”. Le préfet d’Abidjan, Vincent Toh Bi interpellé pour le cas de menace sur l’artiste zouglou zouglou, un signe quelque peu rassurant. Nous y reviendrons.