Les programmes des Treize candidats à l’élection présidentielle du 22 novembre marqué par la lutte contre le terrorisme déjà disponibles.

Près de 6,5 millions d’électeurs seront appelés aux urnes ce jour-là pour choisir leur président, ainsi que leurs députés. La campagne électorale a débuté le 31 octobre et doit prendre fin le 20 novembre au soir.


Le président sortant Roch Marc Christian Kaboré, 65 ans, élu en 2015 dès le premier tour avec 53,49% des voix et qui brigue un second quinquennat, propose ainsi d’augmenter les effectifs des forces de défense et de sécurité, ainsi que de renforcer leurs moyens matériels et leurs compétences afin d’accroître leurs capacités opérationnelles.

Il a dit rejeter toute idée de négociation avec les groupes armés terroristes et propose d’intensifier la coopération au sein du G5 Sahel pour développer une approche plus cohérente et plus intégrée.

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Pour Wend-Venem Eddie Komboïgo, 56 ans, candidat du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le parti de l’ex-président Blaise Compaoré, la sécurisation du pays passe par la création d’un Centre national de surveillance du territoire et la reconquête des zones occupées par les terroristes. Il projette « explorer toutes les voies, y compris la négociation avec les groupes rebelles, en vue de parvenir à leur désarmement et à leur réinsertion dans la société ».

Le chef de file de l’opposition, Zéphirin Diabré, 61 ans, arrivé en deuxième position en 2015 avec 29,65% des voix, estime qu’il faut faire du Burkina Faso une puissance militaire sous-régionale respectée et promouvoir une doctrine de sécurité nationale qui consiste à « faire pleuvoir le feu sur ceux qui nous attaquent ou planifient de le faire » et établir une stratégie et un centre de lutte contre l’extrémisme et la radicalisation.

Gilbert Naamdouda Ouédraogo, 58 ans, candidat de l’Alliance pour la démocratie et la fédération-Rassemblement démocratique africain (ADF-RDA), propose une politique de « la main tendue » à ceux qui ont rejoint les groupes terroristes à travers une amnistie des cas les moins graves et une réinsertion sociale. Il entend aussi augmenter le budget de défense et de sécurité publique, ainsi que renforcer le renseignement.

Seule femme candidate, Yéli Monique Kam du Mouvement pour la renaissance du Burkina (MRB) propose une relecture de la loi de défense et le renforcement du moral et de l’état d’esprit des troupes.

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Tahirou Barry, 45 ans, du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), arrivé en troisième position à la présidentielle de 2015, propose de modifier la loi de programmation militaire avec l’affectation de 1.000 milliards de francs CFA sur trois ans qui permettra aux forces de défense et de sécurité de se doter de moyens pour assurer le recrutement, la formation, la motivation, le renseignement et l’équipement en matériels modernes, adaptés et efficaces .

Le Pr Abdoulaye Soma du parti Soleil d’Avenir propose un service militaire obligatoire d’un an au moins dans les différents corps des forces de défense et de sécurité pour les jeunes de 20 à 35 ans, alors que Yacouba Isaac Zida du Mouvement patriotique pour le salut (MPS) estime qu’il faut d’abord corriger tous les dysfonctionnements pour rendre lesforces de sécurité aptes à œuvrer dans un cadre de gouvernance démocratique, sans discrimination et dans le plein respect des droits de la personne et de l’Etat de droit.

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Kadré Desiré Ouédraogo, 67 ans, du parti Agir ensemble, estime qu’il faut assécher les sources de recrutement des mouvements extrémistes en installant dans les zones les plus touchées des activités génératrices de revenus significatifs.

Ablassé Ouédraogo (Le Faso Autrement) estime qu’il faut rétablir courageusement la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, tandis que que Claude Aimé Tassembédo, candidat indépendant, pense qu’il faut mettre en œuvre une politique de nouvelles technologies comme les drones armés.

Depuis 2015, plusieurs régions du Burkina Faso sont en proie à des attaques terroristes, lesquelles ont fait en cinq ans 1.665 morts, dont 1.229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité, selon un décompte du Conseil économique et social du Burkina Faso. 

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