Un point de presse du a eu lieu ce , où le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani s’est adressé au président Bédié.

L’élection présidentielle du 31 octobre 2020 s’est déroulée dans un contexte socio-politique particulièrement tendu, du fait d’une opposition qui voulait empêcher la tenue de ce scrutin par tous les moyens, et qui a fait usage d’une violence sans précédent et de manœuvres de déstabilisation des Institutions de la République, pour tenter de parvenir à ses fins.

Le bilan de ces graves incidents qui ont failli précipiter le pays dans un nouveau cycle de violences électorales est lourd. L’on parle de plusieurs dizaines de victimes et d’importants dégâts qui se chiffrent à plusieurs milliards de Francs CFA.

Aussi, au moment où les Ivoiriens se sont mis à rêver à nouveau de paix et de tranquillité, surtout au sortir d’une rencontre entre le Président Alassane Ouattara et le Président qui a permis de jeter les bases d’un dialogue franc et sincère avec l’opposition, nous avons été surpris de voir le Président du parti doyen effectuer un rétropédalage.

En effet, à travers un communiqué daté du vendredi 20 novembre 2020, le Président du a tiré à bout portant sur le dialogue amorcé avec le Président de la République et qui, selon ses propres termes, avait réussi à briser le mur de glace et rétablir la confiance avec le pouvoir.

Monsieur Henri Konan Bédié, qui a une large part de responsabilité dans les violences qui ont secoué le pays pose désormais des conditions pour poursuivre les négociations avec le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara. Il prend même le risque de suspendre de façon unilatérale lesdites négociations et subordonner leur reprise à la satisfaction de certains préalables dont la libération de toutes les personnes interpellées.

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De toute évidence, il semble que le chef de file autoproclamé de l’opposition ait mal compris le sens des gestes de bonne volonté posés par le Président de la République qui, il faut le rappeler, a décidé de restituer à Monsieur Henri Konan Bédié l’intégralité de sa garde rapprochée, quand bien même certains éléments de sa sécurité auraient été surpris de connivence active avec les acteurs des violences.
Le Président Alassane Ouattara ne s’est pas arrêté là, puisque le blocus des résidences d’autres dirigeants de l’opposition a été levé.

Au lieu donc de saluer les mesures de confiance instaurées par le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA et de s’inscrire résolument dans le sens de l’apaisement, Monsieur Henri Konan Bédié, contre toute attente, préfère engager l’épreuve de force avec le pouvoir.


Pourquoi avoir accepté de rencontrer le Président Alassane Ouattara à l’hôtel du Golf le 11 novembre dernier, alors que Messieurs Guikahué, N’Dri Narcisse et consorts étaient déjà dans les liens de la détention, et faire aujourd’hui de l’exigence de leur libération immédiate, une condition sine qua non à la poursuite de ce dialogue ?

Monsieur Henri Konan Bédié serait-il un chef de file sous influence ou sous le contrôle de ses faucons ?
La situation socio-politique qui prévaut convoque tous les acteurs politiques au tribunal de la responsabilité et exige de tous de la retenue. Pour le RHDP, il n’est point question de succomber à ce chantage odieux, à cette surenchère nauséeuse et inacceptable.

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Il nous semble ici opportun de rappeler et de préciser, pour la bonne compréhension de tous, que les faits qui ont présidé à l’arrestation des personnes dont la libération est réclamée sont extrêmement graves. Les appels à la désobéissance civile, au boycott actif des élections ont débouché sur des cas de violences parfois extrêmes, qui ont provoqué des pertes en vies humaines, des destructions de biens, etc. Les auteurs présumés de ces violences ont été interpellés. Des enquêtes sont en cours pour situer les responsabilités. Qui aurait donc peur de la vérité ?

Au demeurant, la création d’un organe de transition qui aurait pour objectif de contester et de renverser les institutions républicaines est un acte de sédition, un crime particulièrement grave qui ne saurait être passé en perte et profit.

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Monsieur Henri Konan Bédié pense-t-il vraiment obtenir gain de cause, en engageant l’épreuve de force avec le Président Alassane Ouattara ? Le bourreau qui a été défait, peut-il imposer les règles du jeu à la victime de ses violences ? Dans cette affaire, il y a eu quand même des crimes atroces, horribles. Un communiqué du Procureur de la République daté du 21 novembre dernier rappelait les circonstances effroyables de la mort d’un collaborateur du ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat. Des faits qui choquent les consciences. Dans quel pays sérieux peut-on tolérer de tels crimes odieux ?

Monsieur Henri Konan Bédié n’est-il pas en train d’abuser des privilèges de son âge ou de la retenue dont font preuve les autorités compétentes à son égard du fait de cet âge avancé ? Monsieur Henri Konan Bédié veut-il vraiment la libération immédiate de Messieurs Guikahué et N’Dri Narcisse, quand l’on observe avec quel empressement il a pourvu à leur remplacement à la tête du Secrétariat Exécutif du PDCI-RDA et de la Direction de son Cabinet ?

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