Le procureur recherche “activement Affi et Mabri” pour “meurtres et actes de terrorisme”

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Le procureur de la République était face à la presse ce vendredi 6 novembre 2020, annonçant des poursuites judiciaires contre Affi et Mabri.

Le Procureur de la république, Adou Richard, a animé un de presse ce vendredi 6 novembre 2020 pour situer les responsabilités des leaders de l’opposition dans les violences qui ont émaillé le processus électoral en Côte d’Ivoire.

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“Certains responsables de partis politiques de l’opposition, ont lancé un appel à la désobéissance civile. Cet appel à la désobéissance civile, traduit par la commission, dans plusieurs localités du pays, d’actes constitutifs des infractions pénales”, a fait savoir Adou Richard.

Selon le procureur, les auteurs de cette sédition que sont les leaders politiques notamment Henri Konan Bédié du PDCI, Pascal Affi N’Guessan du FPI et Albert Mabri Toikeusse seront punis et poursuivi pour les infractions pénales ci-après.

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Actes de terrorisme,
Meurtres,
Coups et blessures volontaires
Diffusion de nouvelles fausses,
Incendie de moyens de transport public de personnes,
Destruction de véhicule de marchandises appartenant à autrui,
Vols et destruction de matériel électoral,
Appologie des crimes de meurtre,
Pillages et incendie,
Destruction d’édifices
Entrave à la circulation
Troubles à l’ordre public

Suite à la mise en place du Conseil national de transition par une plateforme de l’opposition le 02 novembre, devant se substituer au gouvernement d’Alassane Ouattara dont la réélection controversée à un 3è est jugée illégale, les ivoiriennes entendent rétablir l’ordre constitutionnel.

Ainsi, le gouvernement ivoirien, après avoir “condamné avec la plus grande fermeté cet acte de sédition” a saisi le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan. Ce, afin que soient traduits devant les tribunaux les auteurs et les complices de ces infractions.

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« Le lundi 02 novembre 2020, Monsieur Pascal Affi N’guessan, s’exprimant au nom d’une plateforme de l’opposition, a annoncé la mise en place d’un organe de transition dénommé Conseil national de transition, devant se substituer aux institutions républicaines légalement établies. Cette déclaration, ainsi que les violences perpétrées suite au boycott actif constituent des actes d’attentat et de complot contre l’autorité de l’Etat et l’intégrité du territoire national. Ces faits sont prévus et punis par la loi pénale », a dit le 03 novembre, dans un communiqué, le Garde des Sceaux, de la Justice et des Droits de l’Homme, Sansan Kambilé.

Le sort de plusieurs autres personnalités demeure incertain. Djénébou Zongo, chargée de la communication de Bédié, et Jean-Claude N’Dri, son neveu chargé du protocole, ont également été entendus à la préfecture de police mercredi matin. « Quelques personnes qui étaient présentes chez Bédié doivent répondre de certains actes qu’ils ont posés dans le cadre du mot d’ordre de désobéissance civile », précise une source gouvernementale.

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Tout a basculé mardi 3 novembre, dans l’après-midi. Après une conférence de presse au domicile d’Henri Konan Bédié (HKB), dans le de Cocody, à Abidjan, plusieurs opérations de police et de gendarmerie ont visé les opposants qui, la veille, s’étaient déclarés favorables à l’instauration d’un « Conseil national de transition ».

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