Avec , dit Zézéto était l’un des fers de lance de la première promotion de l’académie Mimo Sifcom. Révélés aux ivoiriens en 1999, ces jeunes talents formés par Jean Marc Guillou n’ont pas tous connu le même succès à l’instar de Zézéto. Dribbleur hors pair, il a eu une carrière approximative qui s’est terminée il y’a quelques années. Aujourd’hui, reconverti dans la formation, il revient sur le basique qui a fait éclore son talent. Dans l’interview accordée à Abidjanpeople, s’exprime sur la prestation des Éléphants de Côte d’Ivoire lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations 2019.

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On vous retrouve ici sur le rectangle vert au stade Biaka Boda de Gagnoa. Zézéto joueur du Sporting Club de Gagnoa ?

(Il sourit) Non, pas du tout, je suis ici à Gagnoa pour soutenir mon ami et frère, Kéita à travers l’ONG de sa Femme «Un Sourire à donner». Raison pour laquelle je suis ici à Gagnoa avec d’autres anciens footballeurs professionnels ivoiriens.

L’après foot, que devient l’ex-prodige de l’Accademie Mimos Sifcom ?

On est toujours dans le Football. Je suis devenu un encadreur foot. J’ai un centre de formation, des jeunes que j’encadre depuis un moment.

Vous, pur produit de la formation avec Jean Marc Guillou, aujourd’hui après avoir raccroché, vous vous investissez totalement dans ce milieu ?

Oui, tout à fait, c’est un projet que j’avais en tête depuis que j’étais encore de service au football sur le rectangle vert.

“j”ai un centre de formation…”

Quel est l’objectif visé quand vous décidez de vous lancer dans le projet de formation de jeunes footballeurs ?

Je suis un fruit de la formation comme vous l’avez si bien indiqué. L’objectif, c’est bien sûr de donner la chance à d’autres gamins de familles défavorisées, comme ce fut le cas pour nous à l’époque avec Jean Marc Guillou. C’est donc de sortir des jeunes défavorisés de leur quartier et leur donner la chance pour qu’ils viennent monnayer leur talent de footballeur. Leur donner la chance pour qu’ils deviennent eux aussi des footballeurs demain et aider leurs parents.

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Comment avez-vous baptisé votre centre de formation ?

Le nom du centre, c’est «ZEZETO FOOT SCHOOL», on fait sports et études. Ce sont des jeunes de 10 à 14 ans que nous formons et puis après on verra. Le centre existe depuis près de 7 mois, on espère que ça va continuer et aller loin.

On est curieux de savoir avec quels moyens vous vous lancez dans ce projet  ?

Avec des fonds propres et des aides extérieures venant d’amis. C’est un début, on est lancé pour faire de grandes choses. Nous avons espoir que bientôt nous aurons de très grands soutiens.

Parlons de la récente actualité: la CAN 2019. Quel regard portez-vous sur la prestation des Éléphants ?

Pour un pays comme la Côte d’Ivoire, grande nation de football Africain, ce qu’on a vu à cette CAN, je reste personnellement sur ma faim. Je pense que notre prestation à cette 32e édition de la CAN n’a pas été à la hauteur des attentes des Ivoiriens. Il faut se remettre au travail, il ya beaucoup à faire. Parce qu’il faut que nous retrouvions rapidement notre place d’antan.

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D’aucuns appellent au départ du coach de la sélection, Kamara Ibrahim, quelle est votre position ?

Ecoutez, le problème ce n’est pas Kamara Ibrahim. Le vrai problème, c’est le football ivoirien lui-même. Il faut former, oui s’attaquer à la formation, comme ce fut le cas il ya une vingtaine d’années avec l’Académie Mimos Sifcom. On a vu ce que ça a produit pour le football ivoirien. Et donc pour avoir une grande équipe performante, il faut s’atteler à la formation des jeunes. L’option de l’entraîneur n’est la primauté, parce que si tu as un Yaya Touré, Gervinho, Salomon , Baky Koné… tu peux nommer l’entraîneur que tu veux. Je le dis parce que si aujourd’hui, vous enlevez Kamara Ibrahim que vous mettez un monsieur comme José Mourinho, ce sera les mêmes résultats. J’accuse nos dirigeants actuels qui doivent faire de la formation leur cheval de bataille.

“Avec des fonds propres et des aides venant de certains amis”

Pour vous, faut-il reformer le football ivoirien en mettant un point d’honneur sur la formation ?

C’est ce qui serait salutaire pour nous. Aujourd’hui, regardez un peu nos stades, les gradins sont vides quand il ya des matchs de championnat. Tout simplement parce que les talents manquent. Il n’y a plus de spectacle, le beau football a disparu. Or c’est ce qui peut faire déplacer les foules.

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Voyez vous-même nous anciens joueurs professionnels de la génération 2000, les Kader Kéita, Eboué, Tony, Zezeto, Kalou, Diané, Kandia…nous sommes arrivés à Gagnoa pour un match de gala au stade Biaka Boda, le stade est plein à craquer, comment vous pouvez vous-mêmes expliquer cela. Il faut faire la formation et sortir de la qualité.

Ok toujours sur la CAN. Quels ont été pour vous les points de satisfaction côté Eléphants?

Notre prestation, c’était vraiment très moyen. Il n’y a pas eu de joueurs qui sont véritablement sortis du lot, excepté un garçon comme Sylvain , qui a été très satisfaisant, il faut le dire.