Il y’a un an et demi en arrière, s’est retrouvé au centre d’une grosse polémique. A la base, une histoire de disque d’or. Après que les clameurs se soient tues, Abidjanpeople a approché l’artiste . Tout ce qui n’a jamais été dit à propos de ce disque d’or, c’est dans cette interview.

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Comment va le Disque d’Or Ivoirien 2018 ?

Je vais très bien. Avoir un disque d’or dans sa carrière, c’est une énorme satisfaction et une fierté aussi. C’est le couronnement d’un long travail, un travail d’équipe. C’est maintenant que le plus dur commence pour nous, moi et mon staff. Ce n’est vraiment pas le moment de dormir sur ses lauriers. On essaie de se mettre au travail, tout en sachant qu’il ya encore de gros défis à reléver. On est conscient de ce qui nous attend.

“dans la vie, il faut se fixer des objectifs a atteindre”

Avant l’attribution de votre disque d’or, on s’en souvient, beaucoup d’encre et de salives ont coulé. Avec des commentaires de tous ordres dans le milieu du show biz, tout comme sur les réseaux sociaux. Comment avez-vous personnellement vécu tout cela ?

Oh, écoutez, j’ai vécu tout ça avec la tête froide, très tranquillement. Je ne me prends généralement pas la tête. Ceux qui étaient dans les spéculations ici et là, qui s’acharnaient sur cette affaire de disque d’or, qu’ont-ils gagné ? Rien du tout. Il n’y a que le travail qui paie. Au lieu de passer ton temps à dénigrer, à empêcher les autres d’évoluer, il faut te mettre au travail et chercher à réaliser tes rêves. Essaie de copier les autres et améliorer à ta façon ce que tu fais. Car seul le travail paie. Dans la vie, il faut se fixer des objectifs à atteindre.

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Avez-vous été affecté par ces agissements ?

Pas du tout. Ce n’est pas ça qui va m’ébranler ou m’affecter, loin de là. J’étais tranquille, serein dans mon coin. Nous attendions le Jour J pour récupérer notre disque. Tous ceux qui ont passé le clair de leur temps à dire des bêtises, aujoud’hui ils n’ont plus rien à dire, ils ont honte.

Après tout ça, est ce que vous en voulez à quelqu’un ?

Je n’en veux à personne. Je reste positif, comme je l’ai toujours été. Quand Dieu veut te rendre grand, il fait toujours quelque chose pour attirer le regard des gens vers toi. Le Seigneur n’a pas voulu d’un truc banal, il voulait certainement quelque chose qui allait me faire remarquer, pour que tout le monde en parle. Le problème est que pour dire les choses, il ya des gens qui n’ont pas la bonne manière. Ils parlent, ils ne font que parler dans le vide.

Vous pensez que des gens vous jalousaient ?

C’est évident. Parce que comment comprendre qu’un jeune artiste qui vient d’arriver et qui a juste à son actif, deux albums, vienne s’emparer de ce disque d’or Ivoirien tant convoité, alors qu’il ya des gens qui cherchent ce disque depuis bien longtemps sans pouvoir y arriver.

A la suite de la remise du disque d’or, as-tu reçu des messages d’encouragement de certaines grosses têtes de la musique ivoirienne ?

Pas forcement des messages venant des acteurs du show biz ivoirien, mais surtout de personnes d’ailleurs, qui m’ont appelé pour me féliciter et me dire de continuer à travailler, parce qu’il n’y a pas que le disque d’or dans la vie d’un artiste.

“nous sommes tous dans l”hypocrisie”

Quel enseignement tires-tu de tout ce remue-ménage à propos de l’obtention de ce Disque d’Or ?

J’ai compris que je dois redoubler d’ardeur, mettre plus de sérieux dans mon travail et ouvrir les yeux sur beaucoup de choses. Ça m’emmène à réfléchir et me dire qu’on est dans un milieu où c’est: «œil pour œil, dent pour dent» c’est bien dommage pour la culture ivoirienne. Personne ne veut le bonheur de l’autre, on est tous dans l’hypocrisie. Ceux qui ont eu des disques d’or par le passé, certes ce n’était pas des disques d’or ivoiriens, mais un disque d’or reste un disque d’or. Il ya eu des anciens du Zouglou qui ont vendu énormément de disques, mais c’est parce qu’à leur époque, ce prix n’était pas institué en Côte d’Ivoire qu’ils n’ont pas eu de disque d”or. Je ne serai pas le premier et le dernier, donc les gens doivent être plutôt fiers.

Yabongo Lova et son père Noël de Bialy

A la sortie de l’album «Plus qu’une Lumière», en toute franchise,  est ce que tu t’attendais à un tel succès de cet opus qui t’a même valu le Disque d’or ?

Le jour, je suis allé déposer mon CD chez le distributeur Dream Maker, j’ai dit au Boss de la maison de distribution, M. Anthonio Dahoundji : «Boss, voici mon disque d’or». Il m’a dit : «Mon petit, sous nos tropiques où la piraterie fait rage est ce que c’est possible, le disque d’or ?». Je lui ait dit: «Mon Vieux, prends la peine d’écouter, je reviendrai te voir pour ton appréciation ».

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Le PRIMUD, que penses-tu de cette cérémonie de récompense des artistes initiée par Molaré ?

J’encourage les initiateurs, c’est un événement qui célèbre la culture ivoirienne, mais personnellement le PRIMUD, ça m’importe peu. C’est un événement où il ya beaucoup de choses à revoir.

Ces choses sont entre autres…

Ecoutez, je ne veux pas donner l’impression de quelqu’un qui veut boycotter cet événement qui est une idée noble, mais je dis juste qu’il faut faire en sorte de corriger des choses, voilà.

“Le primud, ça m”importe peu”

Vous avez mis sur pied depuis quelque temps une structure dénommée «Bissagué Music»

Oui Bissagué Music va bien, elle fait son bonhomme de chemin. A coté du label Bissagué Music, on a sorti «Bissafa», qui est une ligne de vêtements que j’ai lancée récemment. Au niveau de Bissagué Music, nous sommes en train de gérer tous les papiers. On veut que ce soit une structure bien installée et légalement reconnue. Comme je le dis souvent dans mes chansons, «Quand tu veux faire quelque chose, il faut bien le faire ».

Vous êtes très lancés dans le business, avec le label Bissagué Music, la ligne de vêtements Bissafa, mais aussi votre maquis-restaurant : Le KTIER à Yop ?

Nous sommes en Afrique, si tu ne fais pas les affaires, ça va être compliqué, être artiste, ça ne suffit plus. Avec la piraterie, la musique ne paye pas toujours. Il faut aussi se lancer dans d’autres choses.