Sois belle et tais toi, cette injonction séculaire n’est pas du tout pour . Belle, elle l’est bien évidemment. Tête pleine aussi avec un parcours éloquent dans un univers fascisant, celui de l’aviation. Pendant 13 ans, elle aura servi en tant qu’hôtesse de l’air. La réorientation professionnelle qu’elle a opéré depuis peu lui réussit à merveille. L’émission qu’elle pilote sur la Télévision nationale lui permet d’interviewer des têtes couronnées du monde de la finance ainsi que des célébrités. Elle ne s’emballe pas pour autant et reste fidèle à ses valeurs. A travers l’interview qu’elle a bien voulue nous accorder, que d’enseignements, que de leçons à retenir. Abidjanpeople vous invite à parcourir ces quelques lignes. Justine Gnepady parle de personnalités des médias telles , …et dévoile aussi sa vie privée.

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Qui est Justine Gnepady ? Une idée de ton enfance, ton parcours scolaire, universitaire et un pan de ta vie professionnelle

Je suis Justine Gnepady Tayou. Je suis Kroumen, une ethnie du Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. Mon père a exercé comme proviseur, il est aujourd’hui à la retraite. J’ai eu une enfance heureuse dans une famille composée de six enfants, quatre filles et deux garçons. J’ai fréquenté de bonnes écoles avec un parcours acceptable. Titulaire d’une licence en langue littérature et civilisation anglaise à l’université d’Abidjan Cocody. Par la suite, j’ai été pour un séjour linguistique dans un pays anglophone. A mon retour, j’ai postulé à Royal Air Maroc en tant qu’hôtesse de l’air. J’ai un Master en marketing management, et titulaire de plusieurs certificats internationaux de sécurité sauvetage en tant qu’hôtesse de l’air, des certificats en droit de l’homme, et pour le droit des réfugiés. Je suis bénévole pour Amnesty International.

Comment te retrouves-tu dans les métiers de la ?

Après avoir démissionné du métier d’hôtesse de l’air, j’ai opté pour une réorientation professionnelle. J’ai donc un ami qui m’a demandé de lui donner un coup de main au sein de sa radio, Abidjan 1, en l’occurrence. Et ce, en tant que responsable des piges chargée des relations publiques. J’ai animé des productions aussi dont une quotidienne et une hebdomadaire. Après cette belle expérience, j’ai rencontré Patrick Fandio avec qui, le projet de RTI Money que je présente sur la télévision nationale, est né.

Hôtesse de l’air pendant de nombreuses années, et du jour au lendemain, tu te retrouves devant un micro, comment cela se fait ?

J’étais un peu saturée. J’avais fait le tour de la question. Et bien heureusement pour moi, j’ai eu des opportunités dans le monde des médias où je prends un plaisir énorme aujourd’hui.

”On ne rentre pas dans ce métier parce qu’on est en quête du grand boss…”

Raconte nous le monde fascinant de l’aviation dans lequel tu as baigné ?

Effectivement, c’est assez fascinant. Quand on rentre dans ce métier assez jeune, on ne sait vraiment pas ce, à quoi on s’attend. Il faut rester lucide parce qu’on voit tellement de belles choses. On voyage beaucoup. Il y’a tant de rencontres et de cultures différentes qui se présentent. Des personnalités, des hôtels de luxe, de beaux sites, bref, tout y est à la limite. C’est un métier magnifique qui demande beaucoup de responsabilités aussi. Il faut rester concentré sur les procédures. Pour des cas extrêmes où il arriverait des malaises dans l’avion, il faut savoir faire appel à ses connaissances en secourisme. Le tout n’est pas que de donner du thé ou du café, mais s’assurer surtout de la sécurité, de la sûreté et du confort des passagers. Je l’ai fait pendant 13 ans, j’en suis très fière et j’en suis sortie grandie.

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Les rencontres, les fantasmes que les hommes nourrissent à l’égard des femmes, ce côté un peu clinquant. Comment as-tu fait pour tenir aussi longtemps dans un tel univers ?

C’est la conscience professionnelle tout simplement. On ne rentre pas dans ce métier parce qu’on est en quête du grand boss en quelque sorte. On y entre parce qu’on nous a fait confiance sur la base de nos compétences professionnelles. Les dragueurs, il y en a certes partout, mais nous ne sommes pas là pour ça. Bien heureusement qu’on nous drague parce que nous sommes des femmes, mais nous ne nous faisons pas belles pour cela. Nous sommes là pour montrer que nous avons notre place à tenir à l’instar de nos collègues hommes. Il faut bien faire ce, pour quoi on est payés.

Le grand bain à la , c’est à travers l’émission RTI Money, comment l’idée est-elle venue ?

C’est un gros challenge déjà. C’est venu par le canal de Patrick Fandio qui est le producteur exécutif de l’émission RTI Money, patron de la structure Hémisphère Media. C’est donc lui qui m’a donné ma chance. Il m’a mise en confiance vu les qualités qu’il a décelées en moi. J’ai donc saisi l’opportunité, le résultat est là. Au fur et à mesure, je prends mes marques.

”Lorsqu’on m’a annoncé que je devais interviewer Robert Brazza…”

Un autre cadre de la fascination, la télévision…Un bilan à mi-parcours

Je m’améliore avec les critiques des uns et des autres. Je suis une éponge, je prends tout et j’essaie d’avancer tout doucement. Je suis heureuse que tout avance pour le mieux. Mais le meilleur reste à venir.

Depuis que tu présentes cette production, quelles sont quelques anecdotes lors de tournages que tu peux nous faire partager ?

L’anecdote qui me vient tout de suite à l’idée, c’était lors de l’émission pilote. Il fallait parler du compte bancaire dans toute son entité. C’était mon tout premier enregistrement. Il y’a eu plusieurs reprises. Lorsqu’on m’a annoncé que je devais interviewer Robert Brazza, je me demandais bien au fond de moi, qu’est ce que j’allais lui poser comme questions. ça été un bel exercice de départ. Robert Brazza n’a pas arrêté de m’encourager pour la suite. J’ai eu à interviewer des patrons de banque et d’institutions financières. Et là, j’ai compris que j’avais du coffre. La seconde anecdote, c’est lorsque je devais interviewer le directeur général de Société Générale Monde qui gère le top de la bourse française. ça été aussi un bon moment. J’ai des invités magnifiques avec qui le feeling passe super bien.

”AFFOU KEÏTA M’A Impressionné par son sens de la gentillesse et de l’humour”

Tu reçois souvent des people pour évoquer certains sujets en rapport bien entendu avec l’argent. Qui sont ceux de ces people qui t’ont marqué

RTI Money, ce sont soit des people ou des personnalités de haut vol de la finance. Ceux qui m’ont marqué, je dirai tout de suite Robert Brazza, Fréderic Oudéa, le patron de Société Générale Monde. Dernièrement, j’ai interviewé le directeur général de la BRVM ( Bourse Régionale des Valeurs Mobilières) , Kossi Félix Aménounvé avec qui, j’ai parlé des crypto-monnaie. Ceux qui m’ont marqué, ce sont les stars qui, tout de suite acceptent de passer en interview sans rechigner, le cas de Dobet Gnahoré, Abdoulaye Traoré, Marie Josée Ta Lou, Affou Kéïta qui m’a impressionné par son sens de la gentillesse et de l’humour. Tous mes invités dans l’ensemble, ça va. J’ai eu Kady Touré, Serge Bilé, Heritier Watanabé, Pape Diouf…ces personnalités ont rehaussé l’image de marque de RTI Money. Ils m’ont tous porté d’une manière ou d’une autre, de par leurs valeurs.

Belle, tu ne laisses pas indifférent. C’est possible de lever un coin de voile sur ta vie privée ?

Je suis mariée avec deux charmantes filles qui ont 11 et 8 ans. ça se passe super bien. Mon époux est avocat international. Je suis très heureuse en ménage.

En dehors de RTI money, sur quelles autres productions travailles-tu ?

La maison de production pour laquelle je travaille est sur d’autres émissions. Je donne donc un coup de main aux différentes équipes de production. Mais je reste exclusivement concentrée sur RTI Money qui est une hebdomadaire. Il faut à chaque numéro, donner le meilleur de soi-même et je m’attelle à cela.

Pour terminer, un coup de cœur, un coup de gueule

Coup de cœur, très heureuse de savoir que grâce à RTI Money, les téléspectateurs apprennent beaucoup vu les différentes thématiques que nous abordons. C’était ça le but au départ, informer. Nous sommes heureux de parler de tout ce qui impacte le monde de la finance. Le fait que l’on apprenne sur le vocabulaire de l’univers bancaire. Coup de gueule, je n’en ai pas. Je souhaite plein succès à Abidjanpeople. Merci pour l’intérêt accordé à ma modeste personne.