, l’activiste du PDCI-RDA, en colère après l’audition de à la gendarmerie, et dénonce l’intimidation judiciaire contre les artistes.

« Ce pouvoir tombera comme un fruit pourri ». Cette citation est de M. Ouattara. C’est d’ailleurs curieux que le champ lexical de cet individu présenté comme un homme policé ne tourne qu’autour de l’affrontement. Mais sur ce coup, sa pensée va s’appliquer à son propre régime avec certitude.

Les derniers évènements en cours dans notre pays finissent par convaincre les plus sceptiques quant au fait que nous assistons à la dégringolade de l’empire Ouattara. Tout commence par la commune de Sassandra où le maire RDR reproche à un jeune élève qui jouait au football de ne pas lui faire la révérence sur son passage.

Un autre maire, plus soucieux de la vie des habitants de sa cité aurait constaté que les jeunes pratiquent le sport sur une aire qui n’est pas appropriée mais notre bonhomme qui croit avoir inventé l’eau chaude fait bastonner d’abord l’élève. Ensuite la grand-mère de ce dernier, venue implorer sa clémence avant de terminer sur l’enseignant qui essaye de le dissuader de prolonger sa folie. Résultat des courses : trois personnes bastonnées.

C’est dans les détails qu’on constate si un pays est un état de droit. Pourquoi le maire ne porte pas plainte simplement s’il estime que le jeune a enfreint la loi ? Quel article de loi l’autorise à faire bastonner un jeune ? Le maire n’est-il pas un justiciable comme les autres. En réaction, les jeunes ont saccagé son domicile.

La Côte d’Ivoire du non-droit. Puis, on enchaine avec l’Assemblée Nationale où des députés de l’opposition sont empêchés de lire une déclaration relative à la situation socio-politique. La tristement célèbre Mariam crie dans l’hémicycle : « on ne libère rien » tandis que son maquillage dégouline de partout avec une odeur nauséabonde de vendeuse de charme à Yopougon Bel-Air. Elle essaie même d’affronter physiquement ceux qui voulaient s’exprimer.

Le zèle à son comble. Dans un état normal, cette dernière n’aurait même pas le droit d’avoir une étable dans le marché le plus crasseux du pays. Mais nous sommes dans la Côte d’Ivoire du RDR et cette députée continue de dépiter les populations. En désespoir de cause et leur intégrité physique étant menacée, les députés de l’opposition quittent l’Hémicycle. Bienvenu en Ouattararandie.

Que dire de l’épisode des artistes Yodé et Siro ? En spectacle dans un espace culturel du pays, ces artistes engagés qui ont sorti des chansons critiques contre tous les régimes qui se sont succédé invitent le procureur Adou Richard à ouvrir des instructions judiciaires sur tous les crimes commis dans cette période.

Le peuple exulte tellement les artistes sont en phase avec leurs aspirations les plus profondes. Ce qu’ils demandent n’a rien d’extraordinaire en fait : ils exigent juste que le procureur fasse son job. C’est trop demandé sous le régime de Ouattara. Ils sont convoqués au motif d’une enquête judiciaire. Mais n’est-ce pas la même enquête qu’on demande pour arrêter ceux qui ont décapité le jeune Toussaint à Daoukro et les occupants du Gbaka vert ?

Au lieu d’arrêter les coupables qui sont clairement identifiés, on préfère intimider les artistes. Qui peut croire que la situation peut continuer ainsi ? Qui peut croire que ce régime n’est pas pourri. Le fruit est mur. On n’a plus besoin de prendre une branche pour le faire tomber. Sa chute n’est qu’une question de temps. Ainsi j’ai parlé.

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