Pulcherie Gbalet jugée ce lundi 16 novembre 2020?

AbidjanPeople.net

Pulcherie Gbalet jugée ce lundi 16 novembre 2020?

Procès – Pulcherie Gbalet, leader de la société civile en Côte d’Ivoire, arrêtée pour avoir appelé à des manifestations contre un 3è mandat de Ouattara devrait être jugée ce lundi 16 novembre à Abidjan.

Pulchérie Gbalet, présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI), organisation de la société civile proche de l’opposition a été arrêtée en aout 2020 « en compagnie de deux de ses collaborateurs par des hommes encagoulés », sera présentée au juge ce lundi 16 novembre 2020, selon des sources concordantes de l’ACT.

Pulchérie est poursuivie par les autorités ivoiriennes pour « troubles à l’ordre public, incitation à la révolte, violence sur les forces de l’ordre et destruction de biens d’autrui », au cours de manifestations.

LIRE AUSSI: Dialogue Bédié – Ouattara : la CDRP évoque les préalables à la discussion

Son procès, certainement en compagnie de la dizaine de femmes arrêtées le même jour qu’elle, devrait mobiliser l’attention de la communauté nationale et internationale notamment les organisations de défense des droits humains dont le CNDH, Amnesty international…

LIRE AUSSI: Blé Goudé a joint Bédié au téléphone : voici ce qu’il lui a dit

Le Alassane Ouattara, 78 ans, élu en 2010 puis réélu en 2015 et le 31 octobre 2020 avec 94,27% des voix au premier tour, pour un taux de participation controversé de 53,90 %, avait annoncé dans un premier temps en mars passer le relais à son Amadou Gon Coulibaly, d’un infarctus.

L’opposition a dénoncé la candidature du sortant comme une tentative illégale de se maintenir au pouvoir, alors que le nombre de mandats présidentiels consécutifs était jusqu’ici limité à deux. Alassane Ouattara estime que la nouvelle Constitution adoptée en 2016 l’autorisait à briguer un troisième mandat.

Les manifestations liées à cette élection ont déjà fait 85 morts selon Abidjan, et plus de 150 tués, selon l’opposition ivoirienne.

En 2010, l’annonce de la victoire d’Alassane Ouattara, rejetée par le sortant Laurent Gbagbo, avait déclenché une guerre civile de plusieurs mois. Ouattara avait accédé au pouvoir après la victoire de ses forces en 2011. Le avait fait quelque 3 000 morts.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *