Fernand Dédeh fait une analyse de l’interview du président Ouattara accordée le 27 octobre 2020, à France 24 et RFI.

Jour J-3. Dans trois jours, la présidentielle. L’environnement est toujours tendu. Le président brandit la constitution pour justifier sa position de tenir la date du 31 octobre 2020. Les opposants brandissent la constitution pour rejeter sa candidature. Entre les deux positions irréconciliables, le peuple…

Question d’un ami, un frère: « Quel est le jour de l’année 2020 qui réunit à la fois tous ces qualificatifs en Côte d’Ivoire : Illisible ,imprécis, ingérable ,imprévisible, incertain ,incalculable , indéchiffrable et inimaginable? »

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ADO garde le cap
Alassane Ouattara a été beaucoup mieux briefé par ses communicants. Les interviews dans la presse écrite française 72 h plus tôt, étaient catastrophiques pour son image. Il avait donné de lui, l’image du parfait chef d’Etat africain que les médias occidentaux adorent et caricaturent à souhait: le chef omnipotent, omniscient, l’alpha et l’oméga qui concentre entre ses mains, tous les pouvoirs.

ADO, adossé à la constitution
Dans ses échanges avec les différents journaux hexagonaux, il avait été sûrement trahi par la colère, blessé par les propos de ses opposants. Il en avait alors trop dit: Procureur de la République, distribuant les peines pour les opposants, enquêteur en chef, déterminant les causes et les responsables des attaques dans certaines régions du pays…

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Ce mardi 27 octobre 2020, le candidat du était interrogé par la télévision française France 24. Il a préféré la chaîne française à la chaîne nationale. Alassane Ouattara s’est adossé à la constitution, brandissant une copie du texte fondamental du 8 novembre 2016, « j’ai toujours une copie avec moi. ». Et le Chef de l’Etat de dérouler. Concernant la date du 31 octobre 2020, il insiste sur le fait qu’elle est inscrite dans la constitution. Par conséquent, il ne saurait y dérober. « Ce serait un parjure… ». L’élection aura donc lieu à date.

Pour ce concerne les poursuites contre les opposants, il s’est voulu mesuré, « Je ne suis pas juge. Je suis un citoyen qui a émis une opinion. En temps voulu, la justice s’en occupera. »

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