CADHP : Sidi Touré “La Côte d’Ivoire est respectueuse de ses engagements internationaux mais très jalouse de sa SOUVERAINETÉ “

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Au nom de sa souveraineté, la Côte d’Ivoire retire sa déclaration de compétence à  la Cour africaine des droits d l’homme et des Peuples (). L’annonce a été faite par Sidi Touré, porte- du ivoirien, ce mercredi 29 avril, au terme d’un conseil des ministres à Abidjan.

La Côte d’Ivoire vient de retirer sa déclaration de compétence de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, estimant que ses décisions perturbent l’ordre juridique interne du pays, dans une déclaration rendue publique, ce mercredi, à Abidjan.

“Le gouvernement ivoirien a décidé, le mardi 28 avril 2020, de retirer la déclaration de compétence prévue au protocole relatif à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, qu’il a émise le 1 2013, en application de l’article 34 alinéa 6 dudit protocole ‘’, a fait savoir Sidi Touré, à l’issue d’un Conseil des ministres. La Côte d’Ivoire est respectueuse de ses engagements internationaux mais très jaloux de sa souveraineté, a ajouté le porte-parole du gouvernement.

Cette décision, précisera-t-il, est prise ‘’sans préjudice de l’engagement du gouvernement à demeurer partie à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ainsi qu’à son protocole additionnel relatif à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples… “, a indiqué Sidi Touré.

Le 23 avril dernier, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples « ordonne » à l’État ivoirien de « surseoir à l’exécution du mandat d’arrêt » émis contre l’ex-PAN, Guillaume Soro le 23 décembre 20.

Cette décision ivoirienne intervient moins d’une semaine après celle du Bénin. Le gouvernement béninois juge que la CADHP est sortie de « son champ de compétence » en ordonnant la suspension, le 17 avril dernier, de l’organisation des élections communales et , prévues le 17 mai.

Plafonnement des prix du riz, du sucre, de l’huile de table

Entes autres décisions prises à ce rendez gouvernemental, on note :

-Prorogation de l’état d’urgence allant du 1er au 15 mai 2020.

– Plafonnement des prix du riz, du sucre, de l’huile de table, de la tomate concentrée et de la viande qui constituent des denrées de première nécessité et de grande consommation.

– Rapatriement des Ivoiriens retenus au Cameroun, au Sénégal, au Maroc et en Tunisie détenteurs de titres de transport avant la fermeture des frontières.

– 26,5 de masques à distribuer.

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