Grève à l’Université de Bouaké ce 5 janvier 2021

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Les enseignants à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké annoncent une pour ce mardi 5 janvier 2021.

L’Intersyndicale des enseignants chercheurs (SYNARES, CNEC) et du personnel administratif et technique organisent une importante Assemblée générale, le 5 janvier 2021. A la fin de cette AG, nous procéderons à la fermeture systématique des portes des amphis, des salles, des bureaux et des portails jusqu’à satisfaction totale de nos revendications.

Pendant une année (-2020), près de 2000 bacheliers ont suivi assidûment les cours à l’université de Bouaké. Ces bacheliers ont « trouvé asile » à Bouaké après avoir refusé d’aller dans les grandes écoles où ils y ont été initialement non pas « orientés » mais « affectés ».

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Ces bacheliers, de plus en plus jeunes (16 et 1) et brillants ont décidé de ne pas suivre le choix aventureux et arbitraire d’un fonctionnaire (devant son ordinateur) là où une commission d’orientation (composée d’experts d’orientation) aurait examiné leurs vœux et les auraient orientés, de façon objective, dans les filières de leurs choix comme cela se faisait dans le passé.

A l’instar de leurs condisciples, ces bacheliers non « affectés » à l’université ont subi les évaluations. Mais, ils ne peuvent pas avoir accès à leurs notes. Aujourd’hui, le nouveau ministre a l’intention de les reverser dans les grandes écoles. Ils perdraient ainsi une (1) année alors qu’ils ont suivi les cours.

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Après plusieurs discussions avec les autorités ministérielles qui refusent de régulariser la situation de ces bacheliers, les syndicats rentrent en grève à partir de demain pour demander la résolution définitive de ce .

Nous prenons la nation et l’opinion internationale à témoins. Il revient aux fondateurs de grandes écoles de trouver les stratégies pour remplir eux-mêmes leurs établissements et ne pas compter sur un « deal financier » avec le ministère de l’ supérieur pour se remplir les poches et hypothéquer l’avenir de la jeunesse ivoirienne.

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A toutes utiles, le ministère de l’enseignement supérieur affecte, depuis plusieurs années, plus de 80% de bacheliers dans les grandes écoles et moins de 20% dans les universités publiques. Pourtant, le nombre de jeunes docteurs qui sortent de nos universités ne cesse de grimper au fil des années. Il y en a des milliers qui n’ont pas encore eu de poste à l’Université.

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