France – Côte d’Ivoire: Alassane Ouattara séjourne à Paris depuis ce vendredi, va-t-il remercier Macron?

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Visite en France du de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, après sa réélection saluée par Paris, à un 3è mandat controversé qui a occasionné plus de 85 morts en Côte d’Ivoire.

Le Président de la République, Alassane OUATTARA, a quitté Abidjan, ce vendredi 2, pour un séjour en France, a annoncé la présidence ivoirienne.

Son dernier séjour à Paris remonte à septembre 2020 où il a été reçu par le président français, Emmanuel Macron. Lors d’un déjeuner en tête à tête, les deux chefs d’État avaient notamment évoqué la situation politique en Côte d’Ivoire et l’organisation de l’élection présidentielle du 31 octobre passé.

Après une longue semaine de tergiversations, le président français, Emmanuel Macron, a enfin félicité son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, mettant son geste tardif sur l’attente de la confirmation de la victoire de celui-ci par le conseil constitutionnel, instance de dernier recours.

« A la suite de la confirmation par le Conseil constitutionnel de votre réélection à la présidence de la République de Côte d’Ivoire, je tenais à vous féliciter et vous transmettre, ainsi qu’au peuple ivoirien, tous mes vœux cde succès », a déclaré Emmanuel Macron. «La Côte d’Ivoire peut compter sur le de la France pour continuer à bâtir un partenariat étroit, propice à une croissance inclusive, bénéfique au développement économique et social de nos populations, à la hauteur de l’amitié…

« Au regard des violences et des tensions qui ont ressurgi à l’occasion de ce scrutin, le dialogue que vous avez initié le 11 avec le président (principal opposant) est porteur d’espoir », a poursuivi Emmanuel Macron.

Le chef de l’Etat ivoirien, élu en 2010 puis en 2015, avait promis de ne pas se représenter en 2020. de théâtre : après le décès de son dauphin, il décide de briguer un troisième mandat très contesté par ses opposants qui vont appeler à “un boycott actif du processus électoral”.

“J’avais décidé de passer la main et, croyez-moi, j’en étais heureux. J’ai 78 ans, j’ai beaucoup donné pour mon pays. Je m’apprêtais à ouvrir une fondation, tout était prêt. J’avais désigné mon successeur : Amadou Gon Coulibaly, mon Premier , mon collaborateur depuis trente ans. Sa mort brutale d’une crise cardiaque m’a dévasté. Notre parti, qui représente la majorité des Ivoiriens, avait moins de sept semaines pour trouver un autre candidat. Et des primaires nous auraient fait courir le risque de divisions qui auraient fait le lit des prédateurs. C’est pourquoi j’ai dû me dévouer, quitte à rompre avec l’engagement que j’avais pris devant la le 5 mars dernier. Dans ce sens, oui, c’est un sacrifice. Et ce dernier mandat – si, comme je l’espère, je suis réélu – sera un sacerdoce”, s’était justifié Alassane Ouattara dans les colonnes de Paris , à quelques jours de la présidentielle du 31 octobre dernier.

Le dossier Guillaume Soro

Autre sujet que Ouattara va certainement aborder avec l’Elysée, c’est le cas Guillaume Soro, l’ancien Prémiuer ministre du chef de l’Etat ivoirien devenu son farouche détracteur depuis son éviction à la tête de l’Assemblée nationale ivoirienne.

Un nouveau mandat d’arrêt contre Guillaume Soro, a récemment été transmis à la France d’Emmanuel Macron.

Guillaume Soro est désormais indésirable sur le sol français. Emmanuel Macron l’a clairement notifié lors d’une interview qu’il a accordée à nos confrères de Jeune Afrique : « Il n’a pas à créer le désordre et sa présence n’est pas souhaitée, sur notre territoire, tant qu’il se comportera de cette manière », a dit le président français en référence à l’appel à l’insurrection en Côte d’Ivoire lancé le 4 novembre 2020 depuis la France par l’ancien chef de la rébellion ivoirienne de 2002 à 2010.

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