, à l’instar de Dj Caloudji, Dj Jacob fait partie de la légion artistique coupé décalé dont les tubes auront marqué le mouvement crée par Douk Saga. Avec ””, il ya 14 ans, il faisait danser tant à Abidjan qu’à Paris. Disc-Jockey de métier, les platines, c’est sa passion. Là dessus, au niveau des programmations nigths, qui mieux que lui pouvait dresser un top 10. Ariel Sheney, Safarel Obiang, DJ Kerozen…voici ceux que vous écouterez ce week-end dans les nights abidjanais. Mais avant, parcourez ces quelques lignes pour en savoir un peu plus sur et son nouveau single, ”On s’en fout”

Dj Arsenal et les platines, comment cet amour est né ?

Mon amour pour les platines date de ma petite enfance. C’est venu par le truchement de mon cousin DJ Jacob qui nous réveillait très souvent quand il rentrait du boulot car il mettait la cassette avec un certain volume à l’appui et partait se coucher et c’était comme ça presque tout le temps. Du coup, les enchaînements des chansons étaient tellement bien orchestrés que cela m’a fasciné. Au fil des années, j’ai commencé à l’accompagner dans les matinées qu’il animait, histoire de le voir à l’oeuvre. Tout cela a concouru à m’amener à embrasser le métier de disc-jockey.

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Si tu devais choisir entre la carrière d’artiste chanteur et celle de disc-jockey, que choisirais-tu ?

Sincèrement, ce serait difficile de faire un choix. La musique reste tellement aléatoire avec les moments de flottement. L’exigence des fans, qui en veulent toujours un peu plus, l’inspiration qui peut faire défaut, le manque de promotion d’une oeuvre. Il y’a bien de facteurs à maîtriser dans le métier d’artiste. Je pense que ma carrière de disc-jockey me va légèrement un peu plus car je maîtrise mon sujet même si on ne finit jamais d’apprendre. Mon choix reste toutefois assez mitigé.

Sheloubouka, 14 ans après, plus de tubes. Manque d’inspiration ? Quelle explication peux-tu donner ?

Le 25 avril 2020, cela fera exactement 15 ans que sheloubouka est sorti. Et je pense que les faits et la réalité s’imposent à moi. Le show-biz est devenu “speed” et super exigeant. Il y’a beaucoup de pression et faire un tube de nos jours n’est pas du tout aisé. Faire des hits passe plus rapidement car les mélomanes et fans de nos jours ont très soifs et exagèrent dans la demande.

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Du coup, je me suis senti obliger d’enchaîner des hits au lieu de miser sur un album. J’ ai sorti pas mal de singles avec Dj Mulukuku durant 6 ans de 2010 à 2016 puis dès la fin de 2017, j’ai décidé d’imposer ma vision, celle de la ”old school” qui est de produire des albums au lieu des singles. C’est dans cette optique que je suis. Sinon, ce n’est pas un manque d’inspiration. J’avoue quelque part aussi que c’est le fait de ne plus avoir un producteur ou une grosse machine derrière soit qui donne aussi cette impression.

”J’ai pleuré parce que le public n’a pas réagi…”

Avec ton single ”on s’en fout”, tu sembles t’éloigner du registre coupé décalé. Pourquoi un tel choix ?

Je suis un artiste, et de ce fait, je pense qu’il est nécessaire de me prouver à moi même dans un premier temps et à mes fans que ce statut n’est pas usurpé, d’où cette ouverture d’esprit. En me frottant à plusieurs genres musicaux et en me donnant les moyens vocaux d’y parvenir. L’album que je prépare exige cela. J’ai toujours fait du coupé décalé. Je continuerai de le faire, mais je vais aussi m’essayer à d’autres genres musicaux.

Raconte-nous quelques anecdotes au plus fort de ton succès avec le titre ”Sheloubouka”

Après ma toute première prestation avec ”sheloubouka” au palais de la culture d’Abidjan en 2005, j’ai pleuré parce que le public n’a pas réagi favorablement. J’étais tellement abattu que je voulais tout arrêter. Je ne savais pas que toutes les chansons ne pouvaient pas être appréciées dès la première écoute.

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J’ai été réconforté par mon manger Serge Pah, qui m’a rassuré en me disant de ne pas m’inquiéter. Quelques semaines après, ça été l’explosion. J’ai même été lauréat de la toute première compétition coupé décalé qui a décerné des prix aux meilleurs concepteurs de côte d’Ivoire et là j’ai encore pleuré mais cette fois, de joie. Tout ceci pour dire que tout s’accomplit dans le temps choisi par Dieu.

En tant que disc-jockey platines, quel est ton top 10 des artistes coupé décalé les plus joués en night-club en ce moment ?

1-Ariel Sheney 2-Safarel Obiang 3-Dj Kerozen 4-Serge Beynaud 5-Dj Arafat 6-Debordo Leekunfa 7-DJ Leo 8-Kedjevara 9-Dj Mulukuku ft Serge beynaud 10-Dj Arsenal.

Pour toi, comment doit-on définir un bon artiste ?

Pour moi un bon artiste, c’est celui qui sait écouter ses fans et respecter son staff managérial. C’est celui qui respecte ses engagements vis à vis des promoteurs de spectacles. C’est celui qui accepte sans faux fuyants les critiques constructives de ses proches et qui est à 70% exemplaire dans la vie sociale.

Pour terminer, ”On s’en fout”, ton nouveau single, un message particulier à faire passer ?

Le message que je veux lancer à travers OS’F (On s’en Fout), c’est dire à mes fans et à tous les mélomanes que Dj Arsenal est bel et bien là et qu’il est décidé à faire mieux qu’avant tout en changeant et variant sa façon de travailler afin que tout le monde découvre ce que j’ai en moi. Je prépare un album de 9 titres intitulé ”présence du passé”. ”On s’en fout” ( OS’F) est le deuxième titre que je lance. La sortie de l’album se fera après la sortie du quatrième titre. Je vais surprendre plus d’un et prouver que je ne suis ni le premier, ni le dernier, mais je suis le seul.

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