Côte d’Ivoire : un grand “brouteur” arrêté, le film de son arrestation

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La police ivoirienne pour la lutte contre le menace et tentative d’escroquerie sur internet a mis aux arrêts un brouteur à Yopougon.

DI a été conduit devant le Parquet d’Abidjan où il pourrait être poursuivi pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personne physique, atteinte à la dignité, escroquerie et tentative d’escroquerie. Le récit vous aidera à mieux comprendre. AA rencontre sur un réseau social prisé SM, qui comme lui, semble être de type européen. Au de la conversation, ils se découvrent des points communs, ce qui les encourage à aller plus loin.

Leurs échanges débouchent sur une relation amoureuse virtuelle et tout ce qui l’accompagne. SM incite son amoureux à partager un moment très intime et à distance ils font l’amour. Peu de temps après AA est contacté par son amoureuse qui lui exige la somme de 350 euros, soit 230 000F CFA, faute de quoi elle publierait leurs ébats à ses proches. AA face à cette situation qu’il n’avait pas prévue, à la bonne idée de saisir l’Ambassade de Côte d’Ivoire dans son pays.

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Son dossier est transmis au ministère de la protection civile puis à la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour enquête. S’appuyant sur les éléments fournis par l’Ambassade et avec l’appui du Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN), les investigations de la PLCC conduisent au dénommé DI. Vivant dans la commune de Yopougon. C’est là qu’il sera interpellé puis conduit dans les locaux de la plateforme.

Lors de son audition DI affirme pratiquer la cybercriminalité depuis environ 18 mois. Sa méthode consiste à chercher avec de faux profils des correspondants de type européen et de leur proposer d’entretenir une relation amoureuse. Ensuite il les filme dans des positions compromettantes afin de leur soutirer de l’argent.

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Il ajoute qu’il a obtenu de son activité la somme de 1 000 000 de FCFA soit 1500 euros de correspondants de diverses nationalités. Il a terminé en disant qu’il ignorait que le fait d’usurper des identités et proférer des menaces à autrui constituaient une infraction. Contraindre quelqu’un à agir contre son gré en lui indiquant qu’on a l’intention de lui nuire est considéré comme une infraction.

Lorsqu’elle est est commise à partir d’un support informatique, elle rejoint les infractions cybercriminelles pour laquelle la PLCC est compétente. Tout individu qui s’y adonne s’expose à une peine allant de cinq à dix ans d’emprisonnement.

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